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L'apport de la colonie algérienne à l'économie nationale, longtemps limité à une agriculture commerciale dynamique, s'est transformé grâce aux découvertes de pétrole et de gaz qui se multiplient après 1951.

 En Juin 1956. Hassi Messaoud, un lieudit dans l’immensité désertique du Sahara, est sortie de l’anonymat, la ruée vers l'Or Noir le 7 janvier 1958 ouvre les appétits. 


Mai 1958, le général de Gaulle revient au pouvoir par un coup d'état en douceur.
La France voyait dans la découverte du pétrole dans le Sahara algérien une aubaine pour affirmer son indépendance énergétique vis-à-vis des deux superpuissances de l’époque. Les négociations d’Evian seront dures après que De Gaulle eut affiché sa volonté de garder le Sahara dans le giron français.

Quand la France payait l’"impôt révolutionnaire" au FLN algérien 

           

La Constitution du 27 octobre 1946 (texte complet)

"Préambule

Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Pourquoi? c'est principes constitutionnels n'ont pas été mis en oeuvre en Algérie??

(Voir commentaires de Marcel-Edmond Naegelen, membre influent du parti socialiste S.F.I.O.qui devient gouverneur général de l'Algérie en février 1948.)

                  

Il y a "les indigènes de la république" que la France traite mieux que les harkis ces soldats de la France qu'elle a considéré comme" les indiens de la république " en les parquant pendant 25 ans dans des camps, après les avoir lâchement abondonné et livré à leurs bourreaux du FLN.

 
 
 
 
 
« Les harkis étaient considérés comme de bons sauvages à dresser » Née dans un camp de harkis, Dalila Kerchouche est aujourd’hui journaliste, auteure de deux livres, « Mon père, ce harki » (Seuil, 2004) et « Leïla : avoir dix-sept ans dans un camp de harkis » (Seuil, oct 2006). Elle évoque sur OummaTV le destin de sa famille, ainsi que celui de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants internés dans des camps en France au lendemain de la fin de la guerre d’Algérie. Dalila Kerchouche a par ailleurs co-rédigé avec Arnaud Malherbe le scénario du téléfilm « Harki » qui sera diffusé le mardi 10 octobre sur France 2 à 20H50. Vous pouvez regarder ce reportage en cliquant sur ce lien : http://www.oumma.com/spip.php?article2194 Vous pouvez également télécharger ce reportage en allant à : http://www.oumma.com/video/dalila/compil%20dalila2-1.wmv Vous pouvez trouver les Livres de Dalila Kerchouche sur http://www.amazon.fr Marc Morell - www.alger50.com

 
 
 
 
 
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La France leur a menti, les a trahi, les a abandonné, les a livré à leurs bourreaux.

Le devoir d'une Nation c'est de protéger tous ses citoyens, L'honneur d'une Armée c'est de récupérer tous ses soldats

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Ce téléfilm m'a profondément ému, jusqu'à ces dernières années j'ignorais le sort qui leurs avait été réservés. Dans la tourmente d'après 1962 la mère patrie, la France n'a pas su reconnaître les siens.

44 ans ce sont écoulés, et, ce problème n'est toujours pas résolu comme il se doit, voila un motif de repentance. 

« Les harkis étaient considérés comme de bons sauvages à dresser »


lundi 9 octobre 2006  http://www.oumma.com/spip.php?article2194#forum1910


 http://www.oumma.com/spip.php?article2194#forum1910  

  

Commentaire de Marc Morell, 9 octobre 2006

C’est malheureusement une banalité de dire que des atrocités ont été commises au cours de la guerre d’Algérie par tous les belligérants y compris - évidemment - par les harkis.

Ce qu’il faut rappeler c’est que les harkis n’ont pas pris le parti de l’oppresseur contre l’oppressé ou du colonialiste contre le colonisé mais qu’ils ont fait le plus souvent le choix de ce qu’ils croyaient être « leur patrie ».

Ils se sont engagés auprès d’une armée nationale contre ce qu’on appelait à l’époque des rebelles, des terroristes.

Peut-on leur reprocher aujourd’hui d’avoir agi contre le sens de l’Histoire, de ne pas avoir cru à une Algérie indépendante libérée du joug d’une nation colonisatrice et finalement d’avoir surtout fait confiance à ceux dont l’idéal civilisateur ne se confondait finalement qu’à la défense d’intérêts particuliers et immédiats.

Rejetés par ceux pour lesquels ils se sont battus, bannis par ceux qu’ils ont combattu, leur seule erreur n’a-t-elle pas seulement été d’appartenir au camp des vaincus ?

La vérité n’est pas unique...

Marc Morell

 

Commentaire de claude garcia, 11 octobre 2006
à Dalila j’ai été trés ému par le téléfilm Harkis, je compatis à votre souffrance, mais rien ne sert d’opposer le traitement qui vous a été fait à celui des pieds noirs, certains d’entre nous ont vécu dans des centres de recasements pendant quelques années, où, vécu dans des caves, où, dans leurs familles en attendant d’avoir un appartement, parce simples ouvriers ils n’avaient pas les moyens. Ne transferez pas la responsabilité de la colonisation sur les pieds noirs qui avons été aussi les victimes du système. Vous êtes journaliste alors : N’oubliez pas que c’est la France gaulliste d’alors qui est responsable de notre exode, que c’est la France gaulliste qui vous a caché, comme c’est la France gaulliste qui a commis le massacre de" Sétif en 1945, et, par conséquent provoquer la rebellion. Je comprend votre cri de colère, votre cri d’injustice, ne cédez pas à la récupération facile du FLN. Je vous engage à lire le site Pieds noirs : comme les derniers des mohicans http://perso.orange.fr/pnmohican/ trés cordialement claude garcia
Commentaire de Marc Morell, 12 octobre 2006
Un dernier message...et je disparais...Non, Claude il n’y a pas opposition entre les traitements subis par les pieds-noirs et ceux subis par les harkis et leurs familles. Mais il est certain que globalement ces derniers ont bien plus souffert de leur exil que nous pieds-noirs. Quant à la France gaulliste, elle n’était que la manifestation du désir majoritaire des français de l’époque. On peut même dire que tous ceux qui - non gaullistes - ne sont pas élevés contre le sort réservé aux harkis ont leur part de responsabilité. Mais le problème n’est pas là. L’enjeu aujourd’hui se pose en ces termes : comment corriger ces injustices auprès des principaux intéressés - les harkis et leurs familles - et comment agir pour que de tels comportements ne se renouvellent pas. Marc Morell
         Commentaire de Claude garcia, 18 octobre 2006

à Marc morell Je souscris à ton dernier message, car, je me sens un peu coupable bien que pas responsable. La France n’est pas parfaite, il y a encore beaucoup de choses à faire évoluer, cela, nous le ferons ensemble par amour de notre patrie. C’est cet amour irraisonné qui a probablement conduit les Harkis à s’engager pour la France. Bien sûr, les pieds noirs, comme les harkis, comme les Français d’origines immigrées nous avons des rancunes, des rancœurs à l’encontre de la France, car, notre intégration assimilation n’a pas été facile pour nous, comme elle n’est pas facile pour eux.

Le temps fera son œuvre c’est mon vœu le plus cher, les plaies cicatriserons, et, l’amitié entre les peuples scellera notre destin.

Malgré toutes les imperfections, la France a été, est, et, restera toujours un phare pour l’humanité, c’est cela mon credo.

Je remercie le destin d’avoir fait de moi un Français plutôt qu’un Algérien.

C’est l’homme qui fait l’histoire, mais, sans histoire l’homme ne serait rien. Claude Garcia

 

Film " Indigènes "

De M. Maurice Eisenchteter, à Darois
Le cinéma et l'histoire

 

Le récent film Indigènes a mis, à juste titre, l'accent sur l'effort de guerre de l'Afrique du Nord en 1942-1945. C'est un film émouvant, réussi ; et il aura, au moins, contribué, à mettre fin à l'injustice du montant des pensions versées à ces anciens combattants de l'armée d'Afrique.

 

 Mais un film, aussi émouvant soit-il, n'est pas l'Histoire, laissons parler les chiffres, même si c'est moins émouvant qu'un beau film. 

 

Ces régiments de Zouaves, Tirailleurs, Spahis, ces Tabors, levés en hâte, dès novembre 1942, pour aller contrer les Allemands qui viennent de débarquer en Tunisie alors que les forces alliées n'ont pas encore achevé leur regroupement, ces régiments qui s'illustreront ensuite à Cassino, puis débarqueront en Provence pour la libération de la France, comprennent à part égale musulmans et ceux qu'on appellera plus tard pieds noirs 20 000 courageux « Evadés de France » compléteront ultérieurement ces effectifs.

 

 Les pieds noirs sont environ 180 000 à reprendre les armes ; aux volontaires, nombreux, s'ajoutera la levée de 15 à 20 classes ! Ce chiffre témoigne d'un effort de guerre nulle part atteint ; même en URSS. Soit près de 20 % de la population totale. Chez les musulmans, dont l'économie essentiellement agraire et plus fragile repose sur une main-d'œuvre paysanne, on ne peut agir qu'avec précaution pour ne pas désorganiser cette économie agraire et fragile. On ne fera appel qu'au volontariat. Il se présentera environ 180 000 volontaires. Soit 1 % de la population totale. Au coude à coude, chrétiens, juifs et musulmans, depuis le pont de Fahs en Tunisie en passant par le Garigliano et Cassino, la Provence et jusqu'au Danube, leur ultime étape, leur courage, leur esprit offensif forceront l'admiration du commandement allié.

 

 Leurs sangs mêlés marqueront d'un sillon rouge le chemin qui ramènera la France à la table des vainqueurs. Quarante mille tombes vont jalonner cette patriotique et glorieuse épopée : 20 000 Tirailleurs ou Spahis musulmans, 20 000 encore Tirailleurs, Zouaves ou Spâhis, juifs ou chrétiens. Pour ces derniers, les futurs pieds noirs », c'est, ramené à l'échelle de la population métropolitaine l'équivalent de 1 000 000 de morts.

une mise au point qui claude garcia - 26/10/2006

une mise au point qui s'imposait face à la politisation voulue par les acteurs et réalisateurs de ce film.

A mon avis la France aurait due accorder la nationalité Française, ou, même instaurer la double nationalité pour tous ces combattants qui l'auraient souhaités avec tous les droits s'y afférents sans attendre qu'un film dans un contexte subi l'impose.

Les pieds noirs se sont engagés en masse pour la défense de la mère patrie :

mon père ayant à charge 4 enfants ancien combattant de 1914/1918 a été rappelé en 1942 dans les tirailleurs algériens, 

mon beau père s'est engagé à l'age de 15 ans dans l'armée d'Afrique, puis, dans la 2°DB du Général Leclerc.

mon parrain a eu la moitié du visage arrachée par un obus, 

l'un de mes oncles a eu les pieds gelés, un autre est mort pour la patrie, mes oncles Antonio Julio et François ont fais toute la campagne d'Italie, Miguel le débarquement en Provence.

Pas un homme valide de mon entourage n'a dérogé à cette épopée.

 

 

 

 

 

 

De repentances, en reniements de notre histoire la France ne sait plus où elle va.

 

 


                            
 

 

 

 

Films "ennemi intime", "mon Colonel", ou, la culpabilité de l'Armée Française.

Toute une série de Films à sens unique mettant en accusation La France et son armée. 

  

Lorsque l'Armée Française pratiquait la Pacification en Algérie : Hygiène, Santé, protection des populations, Instruction éducation, alimentation, vie en société.

 

 

     

                                                                   Course à sac, course à vélos

  

                                                       

                                                             Distributions de prix aux vainqueurs

                       

            

                                                            

                                                        Méchouis géants. Distribution de médicaments

             

                                                     Initiation au tir, à l'autodéfense

                   

          

          

        

         

          :

        

Les photos ci dessus m'ont été remises par l'un de mes amis métropolitains ancien militaire  de carrière.    

Commentaires de César D..: Nous avions des actions de guerres, (nous n'étions pas des boy-scouts), mais, aussi des actions que je qualifierais d'humanitaires, en voici la preuve.

La torture, il y en a probablement eues, moi j'étais au combat, sans vouloir la justifier, les premiers à la pratiquer c'était le FLN.

Lorsque vous voyez arriver le corps de votre jeune lieutenant attaché sur un âne les yeux crevés, les c... dans la bouche n'est ce pas de la torture? et, pire que cela.... il me montra des photos que je ne publierai pas tant l'horreur est grande.

Il me dit en colère : j'espères qu'à l'occasion de ce film, "ils" montreront aussi ces atrocités là.

C'est avec une certaine émotion qu'il me montra les photos de ses camarades morts aux combats, puis, il me tendit avec respect le livret militaire d'un sergent chef combattant de l'ALN qu'ils avaient tués au cours d'un accrochage.

 

   

 

Volontairement par respect de leurs mémoires, je ne fais pas apparaître le nom de ce sergent chef combattant de l'ALN ni celui de ses 15 soldats morts au combat.

En cette période de Toussaint ma pensée va vers mes défunts parents, mon frère aîné,  mes aïeux, ma famille,  mes proches et amis,  les victimes du 26 mars 1962 à Alger, du massacre d'Oran du 5 juillet 1962, des soldats morts pour la France, les harkis et leurs familles massacrés, vers les victimes et disparus de la guerre d'Algérie européens et musulmans, mais aussi comme le dit mon ami césar vers ces combattants de l'ALN qui se sont battus pour une cause qu'ils estimaient juste. 

Commentaires : Quel gâchis, Aujourd'hui la France est en pleine crise identitaire, l'Algérie est dans la tourmente islamiste. 

Je revendique la liberté morale, philosophique, et politique en affirmant que nous pieds noirs seront le lien qui scellera l'amitié  Franco Algérienne.

Lorsque l'on attaque l'on agresse la France qu'on l'a dénigre, qu'on la souille, bizarrement voila que resurgit en moi un sentiment que je croyais à jamais disparu, et, que je m'interdisais d'éprouver  "le patriotisme", car la France c'est nous, et, elle sera ce que l'on en fera, pour le moment elle est mal en point.

Pourtant, j'ai de quoi avoir du ressentiment des griefs comme beaucoup d'entre nous, ma famille a subi le colonialisme en Algérie, j'ai failli renier mes origines lorsqu'en 1967 subissant les racisme anti pieds noirs, j'ai demandé la francisation de mon nom patronymique GARCIA devenant GARDIN, rien que pour cela j'en veux à la France qui nous a si mal accueilli en 1962.

Mes convictions socialistes sont toujours les mêmes, mon passé militant plaide pour mon présent, et mon avenir fera que je serais toujours pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la paix entre les peuples.

Le mot colonisation, et, ses, dérivés colon, colonialiste, colonialisme sont devenus des mots poubelles auxquels  l'on associe tous les maux de la terre, passés, présents et à venir, le mal être est ainsi diabolisé honnis, le manque de responsabilités individuelles et collectives se justifient par ce fait. c'est la faute à la colonisation si tout va mal aujourd'hui.

La France pays de liberté, d'accueil, d'asile, de solidarité  a été certes un pays colonisateur, mais aussi un pays colonisé, envahie, elle a su à maintes reprises se libérer du joug de l'envahisseur.

Du temps de la colonisation le peuple Français par la révolte a acquis la liberté, par ses luttes ouvrières des droits économiques et sociaux.

Tout cela c'est notre histoire, un exemple à suivre pour les peuples devenus indépendants.

A quoi sert la dignité Nationale retrouvée par l'indépendance s'il faut quitter son pays pour survivre? (prés de 8 millions d'algériens se sont exilés).

Du Temps des colonies : Quelques pages d'histoire.

historique de la lutte antipaludique en Algérie

Le paludisme est signalé en Algérie au 12ème siècle, époque pendant laquelle les guerres continuelles entre tribus accélèrrrent son éclosion et sa dissémination dans un pays où famine, guerres et épidémies de fièvre entravèrent considérablement le développement.

. Dans son livre ² Le Miroir ² , Hamdan Khodja, notable et diplomate turc décrit le pays juste avant l’occupation française (1830) :

" La Mitidja est un pays marécageux et malsain, une plaine dont le sol ne vaut pas les autres terrains de la Régence et où règne continuellement une fièvre intermittente avec laquelle vivent presque toujours les habitants qui sont déjà acclimatés " (1).

Le danger des moustiques et leur rôle dans la transmission de la maladie était déjà suggéré comme l’écrit Venture de Paradis :

- L’ère coloniale : les premières campagnes de lutte

Les ravages parmi les soldats :

Dès les premiers mois de colonisation française ( août 1830), les troupes du corps expéditionnaire subirent d’énormes pertes dues à la fièvre palustre. Les documents militaires de l’époque parlent de cet ennemi puissant et redouté.

" La Mitidja n’est qu’un immense cloaque; elle sera le tombeau de tous ceux qui oseront l’exploiter ". En 1841, le général Duvivier écrivait:

" Les troupes, depuis onze ans, ont fait de rudes épreuves de l’insalubrité de positions où on les a jetées. Les cimetières sont là pour le dire. Jusqu’à présent, ils sont les seules colonies toujours croissantes que l’Algérie présente. " (4)

Les ravages parmi les colons :

Les ravages parmi les colons européens furent également considérables à tel point que la Mitidja fut surnommée " le tombeau des colons ".

Grâce à la quinine, alcaloïde extrait de l’écorce de quinquina par les chimistes français Pelletier et Caventou en 1820, et dont la thérapeutique fut codifiée par MAILLOT en 1834 en Algérie, les premières victoires contre le paludisme furent obtenues.

Cependant l’avancée la plus spectaculaire dans la lutte contre le paludisme ne sera possible qu’ en 1880 à Constantine (Algérie), grâce à la découverte capitale de LAVERAN qui ouvrit une nouvelle ère de la médecine en expliquant les causes de cette mystérieuse " fièvre des marais ".Celui-ci découvre l’hématozoaire responsable du paludisme dans le sang d’un soldat paludéen en 1880 et, émet en 1884, l’hypothèse du rôle vecteur d’un moustique dans la propagation de la maladie dans son " Traité des fièvres palustres ".

Cette hypothèse fut démontrée 13 ans plus tard aux Indes par Ronald ROSS, médecin militaire britannique, qui mis en évidence des sporozoïtes dans les glandes salivaires d’un moustique, l’anophèle. Ces deux découvertes fondamentales permirent de ne plus combattre un ennemi invisible mais de planifier la lutte antipaludique grâce à des techniques élaborées.

Les premières campagnes de lutte antipaludique :

Après une première expérience en Italie en 1901, dès 1902, l’Algérie fut l’un des premiers champs d’expérience de la lutte antipaludique dans le monde grâce aux frères Sergent qui développèrent les techniques modernes de la paludologie.

La mission permanente envoyée par le Dr Roux, directeur de l’Institut Pasteur de Paris et dirigée par Edmond SERGENT lança la première campagne de lutte antipaludique au niveau de la gare de l’Alma, sur le trajet Alger-Constantine.

Les premières campagnes de lutte antipaludique entièrement prises en charge sur le budget de l’Institut Pasteur d’Alger et qui ciblèrent quelques villages-pilotes furent, au fur et à mesure, généralisées à tout le pays grâce au financement du Gouvernement général de l’Algérie qui décida de créer le service antipaludique algérien. Ce service est dirigé par un médecin fonctionnaire avec la participation des médecins communaux et de circonscription pour le suivi des résultats 

Etienne Sergent (1878-1948)

 

Biologiste français, né le 13/08/1878, à Mila, en Algérie. Son père, après une carrière militaire dans la Légion étrangère, puis au service des Affaires musulmanes, est devenu administrateur de la commune de Mila (Algérie). Il a deux frères ainés, Félix et Edmond (Ed. Sergent).
1889 Edmond et Etienne reçoivent, en cadeau de leur père, la biographie que R. Vallery-Radot a consacrée à Louis Pasteur : Histoire d'un savant par un ignorant.
Etudes médicales à l'Ecole de médecine d'Alger.
1900 Montre, avec son frère Edmond, la présence d'anophèles dans certaines régions de France où il n'existe cependant pas de paludisme. Les deux chercheurs formulent la notion d'anophélisme sans paludisme, qui vient compléter le principe selon lequel il n'y a pas de paludisme sans anophélisme, établi par l'Italien Grassi. L'homme apparaît donc comme l'unique réservoir de l'hématozoaire et c'est dans son sang que le moustique, du genre Anophèles
par l'Italien Grassi. L'homme apparaît donc comme l'unique réservoir de l'hématozoaire et c'est dans son sang que le moustique, du genre Anophèles, puise le parasite sous une forme qui subira dans son organisme le cycle évolutif aboutissant à l'élément pathogène que sa piqûre inoculera à l'homme.
1900-1910 A la demande de E. Roux, se voit confier, avec son frère Edmond, une mission permanente de l'Institut Pasteur, en Algérie, qui permet l'élaboration d'une doctrine posant les bases de la lutte antipaludique en Afrique du Nord (enquête épidémiologique, études hydrauliques, quininisation curative et prophylactique, destruction de l'agent vecteur Anophèles sous ses formes larvaires et adultes). 

De ces travaux résultera un recul progressif du paludisme en Algérie.

 

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Départ de Bercy du premier convoi des colons pour l'Algérie le 08 Octobre 1848
Après avoir entendu le discours patriotique du ministre de la Guerre, le général de La Moricière, qui leur remit un drapeau portant "Colons français, Liberté, Egalité, Fraternité" et reçu la bénédiction de l'évêque, les 800 colons volontaires du premier convoi s'embarquèrent pleins d'enthousiasme pour l'Algérie.

AMEUR-EL-AÏN

Sur le chemin menant de Marengo à El-Affroun, la création d'un nouveau centre avait été décidée par arrêté du 23 février 1848. Son territoire s'étendra sur 1500 ha (50 h 60 feux), dont 520 en terres à défricher et 650 pouvant être cultivés immédiatement. Il fut assez difficile à rassembler et l'administration dut exproprier des terres contre indemnités ou échanges. Le Génie fut chargé de la construction des maisons et de l'adduction d'eau. 51 saisons étaient terminées en mai 1850, mais le centre resta inoccupé. Fin janvier 1851, huit familles suisses du Bas-Valais, nanties par leur canton d'origine d'un pécule de 375 francs vinrent s'y installer. Ils défrichèrent leurs jardins et écrivirent à des compatriotes de venir les rejoindre. En mars, 16 nouvelles familles arrivaient, puis une quarantaine d'autres. La colonie comptait alors 283 personnes, placées sous l'administration du Capitaine Blanc, d'El-Affroun. Rapidement, l'administration demande à ce dernier d'engager les célibataires à quitter le centre, et à les expulser au besoin, s'ils ne donnent pas satisfaction. Avec les chaleurs de l'été le paludisme fit son apparition. La colonie est décimée par les fièvres et la chaleur."Il n'y a plus de gaîté ni d'entrain, écrit le Directeur, mais de la tristesse et de l'abattement dans les maisons encombrées de malades où tout le monde s'enferme, de peur du sirocco et du soleil ". Il demande des secours, et qu'on procède le plus rapidement possible au lotissement des terres. " La misère est grande dans les ménages ; les moyens d'existence accordés sont insuffisants, surtout pour les malades. On ne peut acheter que du pain

Le climat et la misère ne peuvent qu’empirer cet état. Il leur fit distribuer 50 manuels d’hygiène. Devant leur dénuement, le Gouvernement général leur alloua une indemnité supplémentaire de 0,50 f, leur fit distribuer cent paillasses. Une quatrième religieuse vint les assister. A un regain du paludisme en octobre, beaucoup quittèrent le village qui ne comp­tera en fin d'année que 144 habitants contre 283 fin juillet. 57personnes sont mortes au cours de l'année, un cinquième ! 82 sont parties. En 1852 des aménagements sont réalisés pour l'assainissement et l'adduction d'eau. Au début de l’année, sept familles d'Alsaciens, puis onze familles de Francs-Comtois arrivent à Bourkika qui sera peuplé de déportés politiques. La colonie compte 222 personnes.

Fin mars, le directeur se déclare satisfait. Malgré la maigre indemnité qui leur est allouée, chaque colon abandonne 5 centimes par jour pour constituer un fonds de secours. Il se félicite du bon exemple apporté dans la colonie par les Alsaciens et les Francs-Comtois. Hélas ! Ces derniers vont payer un lourd tribut au paludisme et, en octobre, il ne reste plus que 5 familles frappées par la mort, les autres sont parties, éprouvées elles aussi

HISTOIRE DES COLONIES FRANÇAISES - Tome2 - ALGÉRIE - LIVRE III -

L' ARMÉE ET LA COLONISATION

 

La préoccupation constante de Bugeaud fut d'associer l'armée à la colonisation : " L'armée est tout en Afrique, disait-il; elle seule a détruit, elle seule peut édifier. Elle seule a conquis le sol, elle seule le fécondera par la culture et pourra par les grands travaux publics le préparer à recevoir une nombreuse population civile. "

Il confie à l'armée la construction des routes, les plantations; il fait constituer, à côté de chacun des camps permanents, une exploitation agricole entretenue par la troupe.

Les condamnés militaires, sous la direction du colonel Marengo, bâtissent les villages de Saint-Ferdinand, de Sainte-Amélie, de Douéra. Bientôt le système est généralisé; c'est la main-d'œuvre militaire qui installera désormais les villages et ils ne seront remis à la direction de l'intérieur qu'une fois construits et plantés.

  Cet emploi de l'armée aux travaux préparatoires de la colonisation donna lieu à des réclamations. Le soldat, disait-on, ne doit que le service militaire; l'employer à d'autres besognes, c'est commettre un abus du pouvoir. "Dans les loisirs que lui fait la situation de l'Algérie, répondait Bugeaud, l'armée doit être appelée à prendre une grande part à l'œuvre de la colonisation. Les routes qu'elle ouvre, les camps qu'elle bâtit, les défrichements et les cultures qu'elle opère, en justifiant complètement l'emploi des troupes aux travaux publics, signalent l'armée comme un des agents les plus énergiques de la colonisation. Ce labeur lui-même, loin de nuire au soldat, lui est favorable tant au physique qu'au moral. Il entretient sa santé et sa vigueur, le préserve de la nostalgie, de l'ennui que produit le désœuvrement.

aj.garcia.free.fr/site_hist_colo/livre3/L3p364.htm - 

 

                               

 

Dans les années 1860, Napoléon III lance à Alger, comme à Paris, de grands travaux de réaménagement haussmannien, afin d'en faire une véritable "capitale européenne". On élargit ses avenues, construit des places, des jardins et des édifices publics imposants, comme cette ample rampe descendant au port.


Après la défaite contre la Prusse de 1870, la conquête coloniale représente un moyen opportun de ranimer le sentiment national. La France a besoin de projets audacieux. C'est dans ce contexte que naît l'idée d'un chemin de fer reliant l'Algérie au Soudan. Mais le projet essuie bien des revers avant d'être inauguré, en 1914.

En 1930, l'Algérie française fête son centenaire en grande pompe. La population européenne n'a cessé d'y progresser, pour atteindre le chiffre de 834 355 personnes

En 1830, lorsque les Français arrivent en Algérie, ils se désintéressent du Sahara. Il faut attendre les années 1900 pour que commence la conquête des territoires du Sud, souvent à dos de "méharis", de rapides dromadaires algériens.

La découverte de pétrole, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, relancera l'intérêt pour la région.

 

En 1860 le génie militaire construit la route Mascara à Saïda.

LA FAMINE DE 1868 

En 1866, il y eut en Algérie une formidable invasion de sauterelles, qui causa de graves dégâts. En 1867, un tremble­ment de terre détruisit plusieurs villages du pied de l'Atlas, entre autres la Chiffa et El-Affroun ; Blida, déjà détruite en 1825, fut de nouveau très éprouvée. Puis ce furent le choléra et le typhus qui envahirent les trois provinces et auxquels les indigènes, mal vêtus, mal nourris, succombèrent en grand nombre. Mais surtout une sécheresse persistante aboutit à un véritable désastre; la récolte, médiocre en 1865, fut très mauvaise en 1866, à peu près nulle en 1867; les céréales étaient détruites ainsi que les pâturages; à l'automne, des neiges abondantes achevèrent de faire périr ce qui restait de bétail. Il en résulta une terrible famine, qui dura de novembre 1867 à juin 1868. Les habitants des steppes et du Sud, chassés par la faim, descendaient vers le Tell où ils espéraient trouver de l'orge et du blé, mais les gens du Tell étaient eux-mêmes aux prises avec la disette. Des bandes d'indigènes presque nus arrivaient par groupes compacts, semant de leurs cadavres les routes et les abords des agglomérations, rôdant autour des villes et des villages, implorant la pitié des colons.

L'Algérie de 1830 était particulièrement exposée aux atteintes des maladies épidémiques et sa population avait payé un tribut assez lourd aux grandes pandémies qui ravagèrent le pourtour du bassin méditerranéen au cours des temps modernes.

Dans les campagnes, les marécages croupissants, les ruisseaux bourbeux faisaient régner la malaria sur les gens des plaines et des vallées; la saleté et la promiscuité où vivaient familles et tribus faisaient fleurir sur tout le territoire ophtalmies, syphilis, typhus, variole et autres maladies contagieuses que transportaient de groupe en groupe les voyageurs et les caravanes.

Dans les villes, l'entassement des habitants tout aussi malpropres que les campagnards, l'étroitesse des ruelles ignorées du soleil, les ordures accumulées partout constituaient un lieu d'élection pour les germes pathogènes qui pullulaient.

Cholèra 1834 Mers el Kébir, Oran, Mostaganem, Mascara, Médéa, Miliana. La ville d'Alger fut atteinte l'année suivante, la Bouzaréah, blida, Bône, constantine.

épidémies de 1846/1850/1854/1859/1866/1884/1893/1896. 1907,1930-31 Peste, 1911 Cholera, 1914 fièvre récurrente, 1919- 24 Typhus, 1926-27 Variole, Tuberculose

Pendant les années 1941 et 1942, une grande épidémie de typhus fait des ravages en Algérie.

Les victimes sont nombreuses dans les villages et dans les quartiers. Des zones entières sont interdites, frappés de quarantaine, comme Oran. On estime le nombre des personnes contaminées à 55000 pour 1941 et 200000 pour 1942, avec une mortalité de trente pour cent.

En 1941 à Oran, non loin de Carthage où Saint-Louis mourut de la peste, les rats, crachant le sang, sortent des égouts par centaines. Quelques jours plus tard, surviennent les premiers cas d'adénopathies douloureuses. Les malades "écartelés par les ganglions" cervicaux ont le souffle saccadé : le pouls est filiforme et la mort survient parfois à l'occasion d'un mouvement insignifiant. Bien que l'épidémie se développe rapidement, le nom redouté n'est pas prononcé, comme lorsqu'une guerre éclate, les gens se disent "c'est trop bête, cela ne durera pas".

Pour éviter la panique, les mesures sont prises trop tard. Après la dératisation peu utile, on lutte contre les puces, puis les décrets se succèdent : déclaration obligatoire des cas, isolement des malades, désinfection de leur chambre, quarantaine imposée aux proches… Il n'y a pas de sérum sur place : le stock de l'Institut Pasteur est vite épuisé. L'état de peste est enfin déclaré et la ville coupée du monde.

Présence française

En Juillet 1830, le fils du Maréchal de Bourmont débarque à la tête d'une petite troupe, au fort de Mers-el-Kébir. En Décembre, le Général Damrémont occupe définitivement Mers-el-Kébir et arrive à Oran par la montagne. Ce n'est que le 4 Janvier 1831 que nos soldats font leur entrée dans Oran.

Les Français se trouvent en présence d'une ville de 7 à 8.000 habitants, divisée en trois parties distinctes, enfermée dans une seule enceinte flanquée de forts.

Les anciens édifices construits par les Espagnols tombent en ruines ou ont été remplacés par de mauvaises masures construites par les indigènes sur le rempart, le fossé et le glacis de la rive droite du ravin, L'armée doit détruire ces habitations et les deux faubourgs pour rétablir les fortifications.

Au début de l'occupation française, Oran porte encore le " cachet que " les Espagnols lui. ont imprimé" 17 mai 1509 au mois d'octobre 1790. En 1840, elle compte environ 8.000 habitants . 5 à 600 Indigènes ou Maures, 4.000 Israélites, 3.500 Européens (Français et Espagnols

Les Oranais de Tlemcen, Mostaganem, Mascara, Sidi-Bel-Abbès ou Relizane étaient pour la plupart des descendants d'émigrés espagnols, levantins ou andalous qui, au milieu du XIXème siècle avaient fui la misère de leur pays. Leurs grands-pères étaient arrivés à bord de balancelles transportant des cargaisons de gargoulettes. Sur la blouse noire des paysans alicantins, ils transportaient au bout d'une canne un baluchon qui constituait tout le patrimoine familial.

Dans la cour des écoles, ceux dont le nom avait une consonance ibérique étaient des "escargots" parce que leurs parents étaient venus en Algérie "transportant leur maison sur leur dos".
Seul les prolétaires continuaient à parler le patois valencien ou andalou et à pratiquer un catholicisme fortement entaché de pratiques superstitieuses.
Les Levy ou les Cohen étaient des "piments" , car la frita, mets à base de poivrons doux, constituait pour eux une nourriture de base.
Les musulmans qui portaient à l'époque la chéchia ou le fez étaient à cause de la forme et la couleur de leur coiffure des "fromages de hollande", des "bouteilles cachetées" ou des "melons".
Les Durand et les Dubois, fraîchement arrivés de la Mère Patrie, si loin qu'il fallait alors 40 heures de bateau pour y parvenir, étaient des "françaouis".

Les gens nés dans le pays n'étaient pas encore des Pieds Noirs. Ils s'étaient attribués, pour se distinguer des nouveaux débarqués de nom de " margaillons ". Un margaillon en jargon pataouète est un palmier nain qui pousse un peu partout, qui peut vivre des mois sans eau et qui ne se laisse arracher qu'avec beaucoup de difficultés ; il était pour eux un symbole d'endurance et de résistance. (on peut rapprocher ce mot de celui de Sabra qui est une figue de Barbarie et qui est le surnom du juif né en Israël.) Tous ces surnoms ne devenaient péjoratifs qu'au cours d'une discussion... ou d'un match de football, ce qui revient au même.

Les mariages avaient brassé les descendants des communautés originelles métropolitaines, ibériques ou italiennes . Venaient s'y ajouter quelques gouttes de sang grec ou maltais. Les légionnaires démobilisés à Sidi Bel Abbès se fixèrent aussi volontiers dans le pays. Il y eut quelques mariages entre chrétiens et juifs, très peu entre européens et musulmans et pas du tout entre musulmans et juifs.

 Ce n'était pas du racisme mais une incompatibilité de règles religieuses et de moeurs, la polygamie des uns étant incompatible avec la monogamie des autres.

La proximité de l'Espagne (par temps clair, de la côte de Bel Horizon qui domine la rade de Mers El Kébir du haut de ses 511 mètres, il est possible d'apercevoir à l'horizon le sommet de la cordillère du Cap de Gata), une occupation de trois siècles par les armées espagnoles, ont donné aux Oranais un caractère qui leur faisait dire en parlant des Algérois de la rue d'Isly, que ces derniers étaient les Lyonnais de l'Algérie. Autant les Algérois se montraient réticents à accepter un étranger, autant les Oranais avaient le sens ibérique de l'hospitalité.  

    

grand père maternel - forestier -
photo environ de 1950 lors de déboisement de la foret du THELAG près de sidi bel abbès pour la construction des routes

Comme dans une pièce de monnaie il y a toujours un coté pile  un coté Face, cela, forme un tout d'une certaine valeur. 

L'Histoire doit prendre en compte ces deux  aspects des faits.   

Abd El-Kader

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L'émir Abd El-Kader (arabe : عبد القادر الجزائري) (né en 1808 à Mascara en Algérie - décédé le 24 mai 1883 à Damas Syrie), est un écrivain, poète, philosophe, résistant militaire et homme politique, fondateur de l'État algérien. Il se trouve aussi être un ami de Napoléon III.

Origine [modifier]

Son père Sidi Mahir Ed-Din était un cheikh de l'ordre soufi Qadiri. Sa mère, Zora, une femme savante de toute la contrée. Il naquit à La Zaayah, une école religieuse de la Guyathnali (les Tentes), à quatre lieues de Mascara, à gauche de la route qui va d'Oran à cette ville. La date la plus probable de sa naissance est le 6 mai 1807.

Issu d'une famille de marabouts de la tribu des Hachem-Rh'erïce, située dans les environs de Mascara. Le nom entier, comprenant la généalogie, de l'émir est : Hadj Abd El-Kader Oulid Sidi El-Hadj Mahir Ed-Din Ben Sidi Kadah Ben Sidi El-Mokiar ; ce qui signifie : Pèlerin serviteur du Tout-Puissant, fils de mon Seigneur Pèlerin qui vérifie la religion, fils de mon Seigneur Repos, fils de mon Seigneur le Choisi.

Education musulmane [modifier]

Il eut une éducation religieuse musulmane. Abd-el-Kader était à peine âgé de huit ans que son père l'emmena avec lui dans un voyage qu'il fit à la Mecque. A leur retour, Achmed-Bilhar, homme lettré et frère de Mahi-el-Din, prit chez lui le jeune pèlerin et se chargea de son éducation, qui consista dans l'étude du Coran, les principes des sciences physiques et morales, de la géométrie et de l'astronomie, la gymnastique, l'exercice du cheval et le maniement des armes.

Mahi-el-Din envoya ensuite son fils à Oran, chez Sidi-Achmed-ben-Kodja, qui le garda dix-huit mois et lui enseigna la politique.  

Le titre de sultan fut alors accordé à Abd-el-Kader, les chefs s'inclinèrent et lui présentèrent le burnous violet. Ceci se passait en l'an de l'hégire 1248, (1832), 28 septembre. Le nouveau sultan se mit à prêcher la guerre sainte, et il réunit autour de lui une foule d'hommes braves et dévoués. Après que l'affaire de la Macta eut consolidé sa puissance, il songea à se créer une force militaire permanente, déploya une grande habileté, et fit preuve d'une rare observation

Traité avec les français [modifier]

Ce traité fut signé le 24 février 1834. Abd-el-Kader, satisfait, croyait son repos assuré, lorsque de nouveaux ennemis vinrent l'attaquer dans sa retraite. Mustapha-ben-Ismael, chef des douars, et qui avait été Aga avant la conquête, ne pouvait se résoudre à se soumettre à un usurpateur, ou, comme il disait, à un pâtre, fils de pâtre. Un autre chef, qui menait depuis longtemps une vie de brigandage, Kadour-ben-el-Morfy, placé à la tête des Bordja, ne pouvant s'accoutumer à la paix qui allait régner dans le pays, se réunit à Mustapha pour soulever les Beni-Amer, une des plus populeuses tribus de la province. Les Arabes de cette tribu se refusèrent à payer l'achour, alléguant que la cessation de la guerre rendait cet impôt inutile, et qu'ils ne reconnaissaient pas pour leurs maîtres les infidèles et leurs alliés. Les Douayers et les Zmelas, tribus accoutumées à vivre au XIXe siècle de pillage, se joignirent aux Beni-Amer et commencèrent les hostilités.

Abd-el-Kader rassemble au plus vite ses cavaliers dans les environs de Mascara, marche contre l'ennemi et surprend plusieurs villes laissées sans défense. Mais il eut l'imprudence d'établir son camp sur la lisière de la forêt de Zétoul, dans le pays des rebelles. Au milieu de la nuit, les Douayers mirent en fuite une partie de ses troupes, enlevèrent son camp au galop, et le forcèrent à rentrer presque seul à Mascara.

A cette nouvelle, Sidi-el-Arubi leva l'étendard de la révolte, les autres chefs des mécontents imitèrent son exemple, et Abd-el-Kader se vit entouré d'ennemis.

Au lieu de profiter de ces divisions qui commençaient à naître parmi les Arabes, et tirer parti du coup terrible qui venait d'être porté à l'émir, par les Beni-Amer, les français intervenaient si maladroitement qu'ils rendirent Abd-el-Kader plus puissant après cet échec qu'il ne l'était auparavant.

Mustapha-ben-Ismaè'l et Kadoïuvben-el-Morfy, instigateurs de la révolte, avaient écrit aux généraux Voirol et Desmichels qu'ils s'engageaient au nom des tribus insurgées à se reconnaître sujets de la France, à renverser Abd-el-Kader et à amener la soumission des troupes de l'émir. Mais le général Desmichels, au lieu d'accepter cette proposition, prit Abd-el-Kader sous sa protection

Une secte de fanatiques vint à se révolter contre Abd-el-Kader. Au lieu de favoriser les révoltés, les français prirent encore parti contre eux pour Abd-el-Kader.

Cette secte s'était soulevée en préchant la guerre sainte. D'importants personnages étaient à la tête de la ligue, et entre autres, le frère d'Abd-el-Kader, Sidi-Mustapha, ancien caïd dès Flittas. Grâce à l'énergie de l'émir, grâce surtout à l'appui des Français, cette révolte fut bientôt complètement écrasée, anéantie.

 

Ce n'est que le 16 octobre 1852, au retour d'une tournée en France que le futur Napoléon III vient annoncer solennellement sa liberté à l'émir. L'émir Abd El-Kader n'oubliera jamais ce geste. Par la suite les deux hommes se revoient régulièrement. En quelque temps, l'entente entre les deux hommes était devenue excellente.

Après avoir fait serment, de sa propre initiative, de ne plus perturber les opérations françaises en Algérie (décembre 1852), il part pour Brousse puis Damas. Il enseigne la théologie à la mosquée des Omeyyades). En juillet 1860, les troubles confessionnels du Mont Liban se sont étendus à Damas. Des musulmans et des druzes attaquèrent les quartiers chrétiens, tuant plus de trois mille habitants. L'émir intervint pour arrêter le massacre et protégea, au péril de sa vie, la communauté des quinze mille chrétiens de Damas et les Européens qui y vivaient, grâce à son influence auprès des dignitaires de la ville. Il reçut la grand-croix de la Légion d'honneur et d'autres marques de reconnaissance venant du monde entier (notamment du Pape, du Tsar de Russie, etc.). Il consacre le reste de sa vie à des œuvres de bienfaisances, à l'étude des textes scientifiques et sacrés et à la méditation

Pour la France coloniale de l'époque, il était le modèle de « l'indigène » éclairé ayant compris la vocation civilisatrice de la colonisation et collaborant avec la France pour l'avoir combattu avec honneur. 

C'était, de la part de la France, reconnaître l'intelligence et la profonde liberté de l'homme d'honneur qu'il a été durant toute sa vie.

Messali Hadj (مصالي الحاج), né à Tlemcen (Algérie)en 1898 et mort à Paris en 1974, est le fondateur du Mouvement national algérien, une des premières organisations nationalistes algériennes, concurrente du FLN.

Il émigra à Paris après la Première Guerre mondiale, fréquenta le Parti communiste français avant de s'en éloigner sous l'influence de Chekib Arslan, et fonda en 1926 l'Étoile nord-africaine, puis en 1937 le Parti populaire algérien qui fut interdit en 1939.
En 1941 , il est condamné aux travaux forcés et les manifestations demandant sa libération sont une des causes des massacres de Sétif. Cependant, sa stratégie réformiste fut jugée trop modérée par une partie de la jeunesse nationaliste qui considérait que le temps de la lutte armée était venu. La fondation du FLN et l’adhésion croissante que ce nouveau parti suscita en Algérie allait aboutir à la marginalisation progressive de Messali Hadj.
En 1954 il fonde le Mouvement national algérien qui s'oppose au FLN et qui est le seul parti d’inspiration socialiste à ne pas être absorbé dans le front combattant pour l’indépendance. La lutte fratricide entre « messalistes » et « frontistes », au sein même du mouvement de libération, sera extrêmement sanglante, tant en Algérie qu'en métropole, dans l'immigration. Assigné à résidence à Angoulême,France, Messali Hadj perd peu à peu son influence. Le gouvernement français tentant cependant de profiter des rivalités internes au mouvement nationaliste algérien essaya de faire participer le MNA aux négociations d’indépendance qui eurent lieu à partir de 1961. Le FLN s’y opposa, ce qui déclencha de nouveaux réglements de comptes entre les partisans de ces 2 organisations.
Il n'obtiendra la nationalité algérienne qu'en 1965. Son rôle dans la fondation du nationalisme algérien est toujours minoré par les autorités algériennes actuelles. Il meurt en 1974 sans avoir pu revoir son pays natal.

Ferhat Abbas (en tifinagh: ⴼⴻⵔⵃⴰⵜ ⴰⴱⴱⴰⵙ), né dans le village de Chahna, à 10 km au sud de Taher, le 24 août 1899, mort à Alger le 24 décembre 1985, était un homme politique algérien d'origine kabyle, membre du FLN.

Fils de caïd, il est d'abord favorable à l'Algérie française, il milite activement au mouvement Jeune Algérien, qui réclame l’égalité des droits dans le cadre de la souveraineté française. En 1924, il est le promoteur de l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord, qu’il préside durant cinq ans. Il est même élu vice-président de l'UNEF lors du Congrès d'Alger de 1930. Docteur en pharmacie, il s’établit à Sétif. En 1931 il écrit le livre « Le Jeune Algérien », la thèse du livre se rapporte à la lutte contre la colonisation pour assurer l'entente entre les Français et musulmans. Dans ce livre il n'est nullement question de nationalisme algérien « L'Algérie est terre française. Nous sommes des Français avec le statut personnel musulman.[1] »

Fondateur de l'Union populaire algérienne en 1938, il est engagé volontaire dans l’armée française en 1939, déçu par le régime de Pétain, il rédige avec des notables, le 26 mai 1943, un manifeste demandant un nouveau statut pour l’Algérie : le Manifeste du peuple algérien . Le 1er mars 1944 naît l’association des Amis du manifeste de la liberté.

Il est arrêté au lendemain de la répression de Sétif de mai 1945. Libéré en 1946, Ferhat Abbas fonde l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA). Il est élu à la seconde Assemblée constituante en 1946, puis à l’Assemblée algérienne en 1948.

Il fut le premier président du gouvernement provisoire de la République algérienne (1958-1961) au Caire. Il fut ensuite exclu du GPRA et, en 1963, du FLN.

Après l'indépendance de son pays, il a exercé, du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963, les fonctions de président du gouvernement provisoire. Retiré de la vie politique, il publiera ses Mémoires, Autopsie d’une guerre, en 1980, puis en 1984 L’Indépendance confisquée, virulente dénonciation de la corruption et de la bureaucratie qui règne en Algérie.

Ahmed Ben Bella (arabe : احمد بن بلة‎) (en tifinagh : ⴰⵀⵎⴻⴷ ⴱⴻⵏ ⴱⴻⵍⵍⴰ) est un homme politique algérien né le 25 décembre 1916, de parents berbères marocains, à Maghnia dans le département (wilaya) de Tlemcen en Algérie. Il fit ses études secondaires à Tlemcen.

En 1937, il effectua son service militaire durant lequel il s'illustrera brillamment comme adjudant-chef. Décoré pour sa bravoure dans l'armée française aux cotés des alliés.

Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il adhère au PPAMTLD avec qui il est élu conseiller municipal de sa ville en 1947.

Il sera responsable de l’Organisation Spéciale (O.S.) et, en compagnie de Hocine Aït Ahmed et de Rabah Bitat, participe au casse de la poste d’Oran de 1949.

En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison. Il s’évade en 1952 et se réfugie au Caire où il rejoint Hocine Aït Ahmed et Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de Libération Nationale (FLN).

En 1956, il est arrêté une deuxième fois alors qu’il prenait l’avion qui devait l’emmener du Maroc à Tunis en compagnie de Mohammed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Lacheraf. Libéré en 1962, il participe au congrès de Tripoli où un différend l’oppose au GPRA.

Il rentre à Alger et le 15 septembre 1963, il est désigné président de la République et installe alors une dictature. Il est renversé par le coup d'État de Boumédiène le 19 juin 1965.

Il est emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980. Exilé en Europe, il revient en Algérie en 1990.

LA QUESTION ALGÉRIENNE ET LA FRANCE EN 1946


En juin 1946, les députés musulmans à l'Assemblée Constituante ont déposé, à l'instigation de Ferhat Abbas, un projet de Constitution de la " République algérienne " associée à la France. C'est l'occasion d'un vif débat :


"M. SAADANE . Parlant du haut d'une tribune, dans une Assemblée où il y a des Bretons, des Alsaciens... (vives exclamations), des Français...

M. LE TROQUER. Les Bretons sont des Français ! ...

M. SAADANE. Parlant, dis-je, à des Français de la métropole qui n'ont peut-être pas étudié de très près le problème algérien, je crains que les accents que j'apporte à cette tribune ne soient pas nettement compris... -    

 -     Vous nous avez apporté votre culture... le ferment qui doit permettre l'affranchissement des hommes. 

-      Vous nous avez acheminés, vous nous avez donné le goût de la liberté, et maintenant que nous disons que nous ne voulons pas de l'esprit colonial et de la colonisation...

-      mais que nous voulons être libres, être des hommes, rien que des hommes, ni plus, ni moins, vous nous déniez le droit d'accepter, de prendre certaines formules, et vous vous étonnez, vous Français, que quelques esprits, chez nous, cherchent l'indépendance... (Exclamations)

Au milieu du tumulte et alors que plusieurs députés se lèvent et font mine de marcher, menaçants, sur l'orateur, Ferhat Abbas, député de Sétif, prend la parole.

M. FERHAT ABBAS. Il y a cent seize ans que nous attendons cette heure, c'est-à-dire l'occasion d'être ici et de nous faire entendre parmi vous. Il y a cent seize ans pourtant que l'Algérie est française ! Alors ayez patience, je vous le demande et vous en supplie... Nous sommes une toute petite minorité. Soyez généreux ! Il est possible que nous n'ayons pas la manière. Si vous nous aviez fait l'honneur de nous admettre depuis cent seize ans au milieu de vous, nous l'aurions acquise..."


UNE MISSION DIFFICILE: REFORMER L'ALGÉRIE EN 1948
Marcel-Edmond Naegelen, membre influent du parti socialiste S.F.I.O. devient gouverneur général de l'Algérie en février 1948.


"Dès qu'il s'agit de mettre en chantier les projets (...) je me heurtai à trois obstacles dont le dernier surtout s'avéra inébranlable.

1. Les craintes, les préjugés, l'égoïsme, la myopie de la plupart des dirigeants de la population algérienne d'origine européenne. Leur résistance aux réformes profondes fut d'autant plus obstinée qu'ils étaient de bonne foi convaincus que la fin de leur règne serait la fin de l'Algérie française et même de l'Algérie tout court. Ils croyaient sincèrement vouloir et faire le bien des musulmans en maintenant leur propre suprématie économique et politique (...).

(l'avenir de l'Algérie, le bilan de la dictature FLN 44 ans après leurs donnent raisons)

2. L'ignorance où se complaisaient les milieux métropolitains des problèmes humains et sociaux de l'Afrique (...). Pour la majorité des Français, ce pays était lointain (...), les gouvernements avaient d'autres soucis (...).

3. L'intransigeance des nationalistes algériens. Ils redoutaient que l'application [des réformes] ne conquît définitivement à la France les populations musulmanes (...)."

 


 Cette grande aventure humaine a permis l'évolution de ce pays, même si l’idéal civilisateur se confondait finalement à la défense d’intérêts particuliers et immédiats.

L'espoir d'une vie meilleure a poussé des hommes et des femmes à tenter l'aventure de la colonisation vers des contrées inhospitalières avec un esprit de" pionniers civilisateurs, et, bâtisseurs". Départ de Bercy du premier convoi des colons pour l'Algérie le 08 Octobre 1848 un drapeau portant "Colons français, Liberté, Egalité, Fraternité" et reçu la bénédiction de l'évêque, les 800 colons volontaires du premier convoi s'embarquèrent pleins d'enthousiasme pour l'Algérie.

Après l'indépendance de ces pays, L'espoir d'une" vie meilleure"  fait que des hommes et des femmes aujourd'hui préfèrent l'exil au péril de leurs vies dans un contexte politico socio-économique "inhospitalier".

44 ans après l'indépendance le constat est édifiant :

Difficile réconciliation nationale en Algérie

Où va l’argent des hydrocarbures

Des ressources pétrolières qui débordent, un pays de plus en plus riche, une population de plus en plus pauvre, peu de grands travaux. Comment expliquer ces paradoxes ?  

L'Algérie renoue avec le paludisme : 229 cas en 2005 (officiel)

ALGER (MAP) - Le paludisme refait surface en Algérie avec 299 cas de cette maladie parasitaire enregistrés en 2005, indique une étude de l'Institut algérien de santé publique.

Rien qu'au quatrième trimestre de la même année, 76 cas ont été enregistrés dans le pays alors que cette maladie était officiellement éradiquée en 1978 en Algérie, précise l'Institut qui note que près de 20 millions d'habitants constituent une population sous risque palustre.



L'étude, citée par le quotidien ""Le Soir d'Algérie"" révèle que cette maladie est répandue notamment au sud du pays plus particulièrement à Ouargla, Adrar et Ghardaïa où les conditions sont favorables à l'apparition de cette maladie : température élevée et pluie favorisant la remontée des eaux.

L'Institut indique cependant que le facteur le plus influent reste le mouvement incontrôlé des populations aux frontières sud.

Cette maladie se manifeste essentiellement par une forte fièvre non expliquée, ajoute-t-on de même source.

Les wilayas qui ont enregistré le plus grand nombre de cas sont Tamanrasset et Adrar. Cela n'implique pas l'absence de cas de paludisme au nord car les différents secteurs sanitaires avaient signalé des cas à Mila, Jijel et Annaba, révèle encore cette étude qui plaide en faveur de la mise en oeuvre par les pouvoirs publics d'une surveillance plus adaptée.

""Actuellement, la situation de la lutte antipaludique en Algérie présente exactement les mêmes causes qui ont engendré la réapparition du paludisme dans certains pays notamment le manque d'intérêt des responsables à différents échelons, la baisse des ressources allouées à la lutte antipaludique, le démantèlement de l'infrastructure de la lutte antipaludique et pénurie de personnel qualifié"", souligne l'Institut.

Publié le: 13/08/2006 à 08:24:29 GMT  

une succession d'épidémie de botulisme, tuberculose (18328 cas en 2001), typhoïde (2411 cas en 2002), rougeole, méningite (2579 cas en 2002), gale, intoxications alimentaires (4000 à 5000 cas / an), maladies à transmission hydrique (8125 cas / an), zoonoses (leishmaniose, brucellose et hydatidose) parsèment le quotidien des algériens sans que l'on puisse, dans ces cas, ignorer le laisser aller des autorités chargées de l'hygiène et de la prévention des maladies transmissibles.

Pour clôturer cette liste hélas non exhaustive, une épidémie de peste a éclaté au courant de ce mois de juin 2003 dans la banlieue d'Oran, 2ème ville du pays, ville qui a servi de cadre à Albert Camus pour son roman mythique, "la Peste".

Tuberculose en Algérie : la cote d’alerte

 
La tuberculose, cette maladie des pauvres, continue de faire parler, dramatiquement, d’elle en Algérie.
mercredi 30 mars 2005.

Les chiffres sont alarmants, l’état des lieux épidémiologique l’est tout autant. Pas moins de 20 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année par les 196 cellules de contrôle réparties sur le territoire national. Si le nombre de tuberculeux pulmonaires à microscopie positive (TP M+), la plus facile à diagnostiquer chez nous, est plus au moins “modéré”, les tuberculoses extra pulmonaires touchent de plus en plus de personnes.

25.000 personnes atteintes de tuberculose en Algérie

Par : El Moudjahid   Le : dimanche 18 juin 2006

El Watan du 10 septembre en fait sa "une " (voir en fin d’article)

Bouteflika : "l’Algérie a été injuste avec les familles des harkis"

ALGER [AP - jeudi 8 septembre 2005] - Alger tend la main aux harkis. Au cours d’un meeting jeudi, à Oran, dans le cadre de "la Charte sur la paix et la réconciliation nationale" soumise à référendum le 29 septembre prochain, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a affirmé que parmi les erreurs commises dans le passé figurait le traitement du dossier des familles de harkis.

Il s’agit d’Algériens engagés par l’armée française comme supplétifs durant la guerre d’Algérie et qui sont devenus français après l’indépendance. Avec leurs descendants, ils forment une communauté de 400 000 personnes, vivant en majorité dans le Sud de la France.

"Nous avons commis des erreurs à l’encontre des familles et des proches des harkis et n’avons pas fait preuve de sagesse. Nous avons suscité en eux un sentiment de haine et de rancoeur, portant ainsi un préjudice au pays", a reconnu le président Bouteflika.

 Il a ajouté qu’"une grande partie de la crise qu’avait connue le pays était due à cette très grave erreur ; et aujourd’hui nous faisons face à une problématique similaire".

Cette déclaration constitue un adoucissement considérable du langage des autorités algériennes puisque lors d’une visite en France, le président Bouteflika avait qualifié les harkis de "collabos". On estime que plusieurs milliers de ceux qui n’ont pu franchir la Méditerranée en 1962 et ont été abandonnés à leur sort par la France après l’indépendance ont été massacrés.

Nous sommes condamnés à nous entendre propos du Président Algérien, un petit effort encore dans la réciprocité de la repentance, la reconnaissance du massacre d'Oran du 5 juillet 1962 qui permettra aux familles des victimes de faire leurs deuils, et, nous parviendront à nous entendre, et, peut être même à nous comprendre.

La violence va de pair avec l'ignorance, elle conduit à la haine, et, la haine au malheur.

 


Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée.  

 


En 1961, les statistiques donnent 400 000 habitants : 220 000 européens et 180 000 musulmans. Oran est alors la première ville d'Algérie où la population européenne dépasse en nombre la population musulmane. (sans l'aveuglement politique de l'OAS, il y aurait eu probablement "la République Autonome d'Oranie"). 
 L’Algérie indépendante aurait du être : Un pays libre, juste et fraternel, dans lequel tous les enfants de ce pays qu’ils soient musulmans, chrétiens, ou, juifs, auraient eu leurs places.  

 

 
  

Date : 04/05/07 23:14:44
Sujet : Le Conseil d'Etat rend ses décisions
 
 
 
Le Conseil d'Etat rend ses décisions dans les instances contentieuses initiées par
le Comité "Harkis et Vérité"
Vendredi 6 avril 2007
à 14heures au Palais Royal   

Ensemble soyons vigilants                     

           

De : Harkis et Vérité
Date : 04/09/07 19:09:40
A : claude.garcia-pap@wanadoo.fr
Sujet : Victoire !
 
 
 
Victoire !

Le Conseil d'Etat vient de sanctionner sévèrement la politique du gouvernement.
Les articles 6 et 9 de loi du 23 février 2005 sont déclarés
contraires à la convention européenne des droits de l'Homme.
Les articles 1, 2, 3 et 4 du décret d'application du 17 mai 2005 sont annulés.
Toutes les circulaires applicables aux familles de rapatriés sont illégales, la loi informatique et libérté a été violée.
Le Conseil d'Etat annule toutes les circulaires attaquées.

Voir les détails sur le site ami : www.harkisetverite.info

"Aux Ecoutes" en aout 1962 parlait du sort réservé aux harkis et à leurs familles ou supposés "collabos", du camp de Tient pour les femmes à celui de Béni Douala pour les hommes.
Des renseignements plus précis nous parviennent du camp de Tient, près de Nemours, où fonctionne un tribunal du Peuple.
C'est ainsi qu'en dehors des tortures réservées aux harkis, des femmes sont également l'objet de sévices de la part des libérateurs du F.L.N.
Le poste Azzouna, bien connu des fusiliers-marins français, a été transformé en centre de détention pour les femmes. Bien que jusqu'ici il n'ait été procédé qu'à des identifications de Musulmanes, rien ne permet de dire que certaines Européennes, portées disparues, n'y soient pas incarcérées.
Les Musulmanes aperçues sur les chantiers - du lever au coucher du soleil, elles transportent des couffins de terre et de cailloux - sont des épouses de harkis, de moghaznis ou, tout simplement, des femmes soupçonnées d'avoir travaillé pour les Français.
Et quand on dit travailler, il ne s'agit pas d'indicatrices mais de femmes de ménage employées chez des officiers français et qui, par fidélité ou simplement par devoir, avaient refusé de trahir leurs maîtres.
Toutes - au nombre de deux cents environ - ont été tondues. Après leur journée de travail, soit environ quatorze heures, elles sont soumises à des séances de rééducation. Il s'agirait de lavage de cerveau, à la mode chinoise, le reste de la séance étant réservé aux... exercices pratiques.
Un second camp, installé à Beni Douala (Kabylie) a été récemment ouvert par des commissaires de justice du F.L.N.
Près de trois cents harkis y sont installés.
Leur capture a donné lieu à des scènes assez déconcertantes. L'un d'eux, en particulier, était déjà dans l'avion qui devait le conduire de Maison-Blanche (aérodrome d'Alger) à Marseille. Les policiers » F.L.N. montèrent à bord de l'appareil et, le plus tranquillement du monde, l'arrachèrent de son siège, l'assommèrent et le descendirent à terre. Destination : Beni Douala. Quant au harki Belkacem, ancien tirailleur de l'Armée Française, les justiciers vinrent l'appréhender à Bordj Menaïel, où il était en instance de départ pour la France. La dernière fois que l'on aperçut Belkacem, il avait les paupières cousues, nouveau supplice inventé par les bourreaux de Béni Douala.
Ce camp avait reçu le nom de camp des Alouettes au moment où les hélicoptères de l'opération Challe s'y posaient quotidiennement.
Aujourd'hui, le F.L.N. plonge dans une nuit atroce ceux qui y creusent leurs tombes en attendant d'êtres exécutés.
Source : http://www.harkis.info/portail/article.php?sid=10924084

 

                                  

La LDH et le Monde Diplo organisent le 26 Mai prochain un « débat » autour de la question du départ des PN:

                                     

 Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ?                                                 

 

Communication de l' ARAPREM. Courriel d' information à la LDH

 

De : claude

Date : 05/18/08 21:06:40

A : communication@ldh-france.org

Sujet : Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ?

 

Ne pouvant pas aller à Paris pour ce débat du 26 mai 2008, je vous fais parvenir quelques réflexions.

 

Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ?

 

De l'islamisme fanatique et barbare (5 juillet 1962 massacres d' Oran).

 

1° - Mon frère aîné Joseph était au grand séminaire d' Oran en 1959/1960, il était en avance sur ce qui sera par la suite le concile Vatican II.

 

Une fois par semaine il allait à la salle de prière des musulmans de mon quartier à Oran( cuvelier). il rencontrait les religieux musulmans discutait avec eux de religion, théologie autour d'un thé à la menthe.

 

il était heureux de ces échanges, jusqu'au jour où est arrivé un autre religieux fanatique avec lequel il avait des accrochages.

Les autres religieux lui ont dit alors :

 

Joseph il ne faut plus que tu reviennes, c'est dangereux, même nous nous en avons peur.

 

2°- Demandez à Mohamed Harbi et à bien d'autres membres du FLN historique pourquoi ? Ils se sont réfugiés en France.

 

Dommage que mon oncle Antoine Ramos soit décédé, c'était un militant communiste Il vous aurez dis que Les communistes à Oran ont tenu une place importante.

 

je vous relate quelques souvenirs : je crois même me souvenir d’une municipalité dans laquelle ils avaient des Maires adjoints. ???

   

Je me souviens d’un défilé du 1° Mai, où, ma mère m’avait emmené, parce que ma sœur Denise qui travaillait à l’usine de pâtes Podesta y participait. Les femmes scandaient :

  

-  On veut du pain, des pois chiches, des pois cassés. Cela, me paraissait ridicule, voir risible, mais avec le recul et l’expérience de la vie, je comprend tout ce que cela pouvait signifier, c’est à dire juste avoir l’essentiel pour survivre. 

    

Mon oncle R…a mené sa vie de militant communiste avec ses frères musulmans jusqu’au renoncement de sa liberté pour une cause qu’il croyait juste, celle de l’Algérie indépendante. 

 


Un pays libre, juste et fraternel, dans lequel tous les enfants de ce pays qu’ils soient musulmans, chrétiens, ou, juifs, auraient leurs places.

 

Il a été arrêté pour subversion, et condamnait à cinq ans d’interdiction de séjour, cela ne l’a pas empêché de rester à Oran, où, il a été caché par la famille jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

Après le 5 juillet 1962, Il est resté en Algérie avec sa fille aînée Olga, jusqu’à la prise de pouvoir par Boumediene. A ce moment là, ses propres camarades, ses frères musulmans, lui ont dit :

 

 -  Maintenant, il faut que tu partes, tu n’as plus rien à faire ici. 

Lui qui espérait faire revenir au pays toute sa famille, nous y compris, a du être très déçu, mais je reste persuadé, que malgré cela, sa conviction, ses idéaux sont restés toujours intactes.

 

3° - Nous n’étions pas des racistes comme souvent vous le laissez entendre.

 

Nous étions pluriel en Algérie, nous le sommes encore aujourd'hui.

 

A la LDH vous semblez ignorer bien des choses. Que la situation était différente dans l'Est de l'Algérie ou dans l’Ouest.

 

La rébellion était légitime tout comme la révolte de l' OAS. c'est ce qui c'est produit par la suite qui est condamnable de part et d'autres.

 

 

4° Demandez à Mohamed Harbi de vous parler du congrès de Tripoli.

 

5° Que des gens face au fanatisme religieux se soient accrochés à une espérance, l’Algérie Française.

 

C'était quoi l' Algérie Française? Une espérance trahie? une Utopie?ou simplement un besoin de paix et de sécurité face à la terreur barbare des islamistes du FLN?

 

- Il y avait le concept du colonialisme franchouillard xénophobe.

 

- Le concept intégrationniste républicain démocratique et laïque.

 

- Le concept autonomiste indépendantiste d'un pays libre, juste et fraternel, dans lequel tous les enfants de ce pays qu’ils soient musulmans, chrétiens, ou, juifs, auraient eu leurs places.
 
Ce n'est pas parce que tous les soirs les oranais martelaient sur leurs casseroles les 5 notes "Algérie Française" qu'ils étaient acquis à la cause de l'Oas.

 

 Non c'était un cri de désespoir qu'ils lançaient au monde entier.
 
Les Lopez, Sanchez, Martinez , Garcia, Gomez, rodriguez et bien d'autres encore savaient qu'ils n'étaient pas considérés comme des Français à parts entières, et que cette lutte Franco- Française ne les concernait pas.
 
Ils espéraient......Un grand homme était venu un 4 juin 1958 leurs promettre l'Algérie Française..........Je vous ai compris....
 
Des milliers d'hommes et de femmes, musulmans chrétiens, juifs y ont cru, c'est cela leurs drames.

 

- Le 13 Mai 1958 les Pieds Noirs signent leurs arrêts de morts.

 

6° - Laissez ceux qui veulent s’ accrocher à un nuage d’ optimisme, laissez les se bercer au son d’un rêve… Détrompez vous, ils connaissent la réalité mieux que vous mais refusent de couper ce fil de l’ espoir... c'est leur choix, c'est leur droit.

 

   

Alors peut-être que si chacun mettait un peu d’eau dans son vin… Je pense que nous sommes tous des passionnés de cette Algérie, plutôt que d’en faire un élément de discorde, il serait bien d’en faire un ciment. Avec nos différences, nos contradictions, nos désaccords. (Moh) 
 
Nous avons tous vécus cette histoire différemment, à des ages différents, dans des camps différents. Essayons de prendre un peu de recul. De toute façon si nous sommes tous là, autant les uns que les autres, c'est qu'il y a bien une raison, peut-être que quelque part nous nous recherchons. Afin peut-être de nous trouver ou de nous retrouver nous mêmes.

Essayons de faire de nos différences une richesse, nous possédons tous une partie, qu'une partie de cette Put... de VERITE.(BEO66)

 

Demandez avec nous la création d'une commission d'enquête parlementaire droite gauche avec réouverture immédiate de toutes les archives et des minutes des conseils des Ministres de l'époque. 

 

 

Claude Garcia Président de l' ARAPREM

 

 (Association de Rapatriés d’Algérie Harkis et Pieds noirs Pour la Réconciliation des Mémoires). (Association de rapatriés de gauche qui se revendique statutairement de la gauche humaniste).

La Gauche Humaniste est un Concept républicain, démocratique, laïc, social et humain dans lequel de nombreux rapatriés d' Algérie et harkis, mais aussi bien d'autres peuvent se reconnaître sans appartenir à une formation politique quelconque.

 

                                                       Réponse de la LDH                                                           

De : LDH-Communication

Date : 05/20/08 10:03:37

A : claude.garcia-pap@wanadoo.fr

Sujet : TR : Inscription

Monsieur,

 Merci pour les réflexions que vous nous avez envoyées dans votre message du 18 mai et nous regrettons de n'avoir pas, pour cette fois, l'occasion de débattre avec vous. 

Votre message est aussi émouvant que passionnant, mais il prête à discussion. Doit-on demander la création d'une commission d'enquête parlementaire droite-gauche, ou plutôt l'ouverture immédiate aux historiens (français et autres) des archives et des minutes des conseils des Ministres de l'époque ? 

C'est un débat à poursuivre. 

Bien à vous,

 Le Service communication de la LDH.

De : claude
Date : 05/29/08 11:50:31
A : LDH-Communication
Sujet : Réf. : TR : Inscription
 
  
" Votre message est aussi émouvant que passionnant, mais il prête à discussion"
 
Discutons, dialoguons, contrairement à certains je n'ai pas de haine, de rancune ou de vengeance à assumer, c'est cela qui me donne cette liberté d' esprit. Aucune idéologie ne me fera aller contre ma conscience.
Ma famille et moi nous avons été épargné, c'est cela qui me pousse à un devoir de mémoire pour tous ceux qui n'ont pas eu cette chance : les victime de la fusillade de la rue d'isly, les disparus et victimes des massacres d'Oran du 5 juillet 1962, les harkis et leurs familles abondonnés, livrés par l' armée Française et massacrés par FLN. ainsi que toutes les victimes civiles de cette triple guerre d 'Algérie. 
 
C’ est avec lucidité qu’ il nous faut regarder l’ histoire, et rechercher, ce que les historiens ont oubliés d’écrire, dire sans reniements ni complaisances, ce que nous avons été, ou, fait, afin, de permettre aux nouvelles générations de mieux comprendre le déroulement de ce drame qui nous a tous meurtris, et continue aujourd’hui encore plus de quarante cinq ans après notre exode et l’indépendance de l’Algérie, à nous bouleverser.
 
Parce que l' histoire s' écrit à partir de faits et que la compréhension de ces faits se fait à partir de témoignages (la Shoa).
 
 l' Algérie française c' est le résultat des décisions du gouvernement Français, de l' envoi du contingent, des atermoiement et hésitations des différents gouvernements de la III° et  IV république, du manque de directives, de la révolte de l' armée française, du mensonge et de la duperie du général de gaulle pour prendre le pouvoir, la quasi dictature de la V° république, des pouvoirs spéciaux, de la précipitation à se débarrasser de l' Algérie.
 
Ne rendez pas responsable le peuple des erreurs, des excès et des fautes du système.
 
l' Algérie Algérienne c' est en partie le résultat du manquement à ses engagements de la république Française .
C’est l’ intransigeance du colonialisme qui aurait découragé leur « solide bonne volonté française » et les aurait entraînés dans un « nationalisme exaspéré. 
 
Il y avait le peuple et le systeme.
 
Nos relations avec les colons étaient aussi distendues que distantes on ne mélange pas les torchons et les serviettes, parfois même méprisante. Nous n' étions que des Français de deuxième zone des immigrés, des escargots.  
 
D'ailleurs ce ne sont pas les anciens colons qui se revendiquent Pieds noirs. Ils ont placé leur fortune et laissé des métayers des petits agriculteurs se faire égorger à leurs places.
 
Il ne faut pas faire d' analyse à partir des deux dernière années.
 
La répression aveugle de l' Armée a servi au ralliement d'une grande fraction de la population à l'idée de l'indépendance.
 
Ci dessous, Mes interrogations et points de compréhension de cette histoire.

La Constitution du 27 octobre 1946 (texte complet)"Préambule"

Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Pourquoi? c'est principes constitutionnels n'ont pas été mis en oeuvre en Algérie??

LA QUESTION ALGÉRIENNE ET LA FRANCE EN 1946

En juin 1946, les députés musulmans à l'Assemblée Constituante ont déposé, à l' instigation de Ferhat Abbas, un projet de Constitution de la " République algérienne " associée à la France. 

C'est l' occasion d'un vif débat :
"M. SAADANE . Parlant du haut d'une tribune, dans une Assemblée où il y a des Bretons, des Alsaciens... (vives exclamations), des Français...

M. LE TROQUER. Les Bretons sont des Français ! ...

M. SAADANE. Parlant, dis-je, à des Français de la métropole qui n'ont peut-être pas étudié de très près le problème algérien, je crains que les accents que j'apporte à cette tribune ne soient pas nettement compris... -    

 -     Vous nous avez apporté votre culture... le ferment qui doit permettre l' affranchissement des hommes. 

-      Vous nous avez acheminés, vous nous avez donné le goût de la liberté, et maintenant que nous disons que nous ne voulons pas de l' esprit colonial et de la colonisation...

-      mais que nous voulons être libres, être des hommes, rien que des hommes, ni plus, ni moins, vous nous déniez le droit d' accepter, de prendre certaines formules, et vous vous étonnez, vous Français, que quelques esprits, chez nous, cherchent l' indépendance... (Exclamations)

Au milieu du tumulte et alors que plusieurs députés se lèvent et font mine de marcher, menaçants, sur l'orateur, Ferhat Abbas, député de Sétif, prend la parole.

M. FERHAT ABBAS. Il y a cent seize ans que nous attendons cette heure, c'est-à-dire l'occasion d'être ici et de nous faire entendre parmi vous. Il y a cent seize ans pourtant que l'Algérie est française ! Alors ayez patience, je vous le demande et vous en supplie... Nous sommes une toute petite minorité. Soyez généreux ! Il est possible que nous n'ayons pas la manière. Si vous nous aviez fait l'honneur de nous admettre depuis cent seize ans au milieu de vous, nous l'aurions acquise..."


UNE MISSION DIFFICILE: REFORMER L'ALGÉRIE EN 1948
Marcel-Edmond Naegelen, membre influent du parti socialiste S.F.I.O. devient gouverneur général de l'Algérie en février 1948.


"Dès qu'il s'agit de mettre en chantier les projets (...) je me heurtai à trois obstacles dont le dernier surtout s'avéra inébranlable.

1. Les craintes, les préjugés, l'égoïsme, la myopie de la plupart des dirigeants de la population algérienne d'origine européenne. Leur résistance aux réformes profondes fut d'autant plus obstinée qu'ils étaient de bonne foi convaincus que la fin de leur règne serait la fin de l'Algérie française et même de l'Algérie tout court. Ils croyaient sincèrement vouloir et faire le bien des musulmans en maintenant leur propre suprématie économique et politique (...).

(l'avenir de l'Algérie, le bilan de la dictature FLN 44 ans après leurs donnent raisons)

2. L'ignorance où se complaisaient les milieux métropolitains des problèmes humains et sociaux de l'Afrique (...). Pour la majorité des Français, ce pays était lointain (...), les gouvernements avaient d'autres soucis (...).

3. L'intransigeance des nationalistes algériens. Ils redoutaient que l'application [des réformes] ne conquît définitivement à la France les populations musulmanes (...)."

Cette grande aventure humaine a permis l'évolution de ce pays, même si l’idéal civilisateur se confondait finalement à la défense d’intérêts particuliers et immédiats.
 
L' histoire de l' Algérie c' est comme une pièce de monnaie.
Il y a un coté pile et un coté face, sans l' un des deux cotés cette pièce de monnaie n' aurait plus la même valeur. 
 
Depuis le 2 juillet 1962, jour de l' independance de l' Algérie.
 

 Un système a remplacé un autre système aussi arbitraire, aussi, injuste l’un que l’autre.

La dictature FLN s’est accaparé du pouvoir et spoliés les biens des européens, instituant la corruption, le bacchiche, l’oppression.


L’option de l’Algérie sans les européens a privé le peuple Algérien du développement économique et sociale que celui-ci espérait.

La liberté, l' espérance, la révolution  ont été confisquées par l' armée et la bourgeoisie Algérienne.
 
Aujourd'hui, devant la faillite de l'Algérie actuelle, il faut trouver des "coupables" au drame du "petit peuple" algérien.
 
Certains Algeriens benificient du confort et de la sécurité et probablement de l' assistance de la France ancienne puissance coloniale. alors que de nombreux autres de leurs compatriotes Algériens affrontent l'islamisme en Algerie.
 
Je cite mon ami Abdelkrim, ou Ryad, ou Mounir, ou Karim, ou Kader, qui m 'ecrivent des messages de paix et de fraternité :
Personne n'ignore ici,en algerie que toute la nomenklature algérienne entretient des liens permanents avec la société française,la majorité a des intérêts économiques en hexagone,et ils jouissent de la nationalité française eux, ainsi que leurs familles qui y résident
pourquoi refusent-ils au "petit peuple"ce que eux réclament,et en profitent,en catimini!!!!!!!!!!!!!

pourquoi des centaines de milliers d'algériens de souche retournent a la nationalité française,et si les algériens d'origines européennes,créaient un mouvement inverse,par un dépôt massif de demande de nationalité algérienne (en gardant la nationalité française).(il faut y réfléchir)
Cette nomenklature nourrie par ailleurs,et dans les tribunes officielles un discours haineux et xénophobe,fermé a tout universalisme prônant faussement et hypocritement le rejet de tout ce qui est francais,alors qu'eux mêmes tètent le sein de la république de napoléon. quelle honte,et quelle fourberie!!!!!!!!!!!!!!!
 
                                                 xxxxxxxxxxxxxxx.
 
 L’Algérie, c’est la France ! » La phrase prononcée le 12 novembre 1954 à l’Assemblée nationale par le président du Conseil Pierre Mendès France est restée célèbre. Et pourtant, la justice française en Algérie de 1830 à 1962 n’a jamais été rendue exactement comme en France métropolitaine, parce que la grande majorité des habitants de ce pays n’ont jamais été considérés comme de véritables Français.

L’assimilation, objectif officiel de la politique algérienne de la France, est restée un but lointain, un idéal, un dogme républicain, mais elle n’a jamais été une réalité. A peine commençait-elle à entrer dans les lois qu’elle fut officiellement désavouée.

L’assimilation du territoire impliquait nécessairement l’assimilation de ses habitants immigrés ou autochtones, dans la mesure où les immigrés de souche française métropolitaine étaient trop peu nombreux pour y devenir majoritaires. Cette assimilation-là connut de petits succès et un échec majeur.

Les étrangers européens, venus spontanément depuis 1830 de l’Europe méditerranéenne (Espagne, États italiens, île de Malte) et des pays voisins de la France (Piémont, Suisse, Allemagne du Sud), avaient été presque constamment plus nombreux que les Français. Les naturalisations individuelles ne suffisaient pas à en diminuer sensiblement le nombre. Il fallut la loi du 26 juin 1889 - instituant la naturalisation automatique, au nom du droit du sol, des enfants d’étrangers nés en territoire français qui ne la refusaient pas à leur majorité - pour les résorber rapidement dans la population française. Ce fut un succès, contrairement aux craintes de certains qui dénonçaient les « néo-Français » comme les agents d’un « péril étranger » ou les promoteurs d’un nationalisme « algérien » séparatiste à la fin du XIXème siècle.

C’est l’intransigeance du colonialisme qui aurait découragé leur « solide bonne volonté française » et les aurait entraînés dans un « nationalisme exaspéré""  

 
En effet, quelles que soient les responsabilités antérieures du colonialisme, celles-ci ne peuvent plus servir à éluder toute recherche de responsabilités appartenant en propre aux responsables de la guerre d’indépendance, près d’un demi-siècle après sa fin et plus d’un demi-siècle après son commencement
 

 une motivation particulière : le devoir qu’ont les historiens de refuser de croire aveuglément les idées reçues, et de ne rien affirmer sans en avoir vérifié l’exactitude. Refusant la dictature du « on dit » et du « chacun sait que »,  La population civile immigrée d’Europe est restée longtemps divisée entre une légère majorité d’étrangers (Espagnols, Italiens, Maltais, Suisses et Allemands) et une minorité de Français d’origine (venant le plus souvent des départements du Midi méditerranéen et de l’Est). C’est l’application à l’Algérie de la loi du 26 juin 1889 sur la naturalisation automatique des enfants d’étrangers nés en territoire français qui a dissipé la crainte du « péril étranger » en absorbant les nouvelles générations dans un nouveau « peuple algérien » [5] de nationalité française (mais qui se définissait alors en s’opposant au peuple français de France, voire en rêvant d’une « Algérie libre »).

 

la preuve qu’un grand reclassement des perspectives sur la guerre d’Algérie est possible, près d’un demi-siècle après les faits. Et cela permet d’espérer que les pénibles conflits de mémoire qui ont divisé même les historiens pourront être dépassés.

En effet, les historiens français ont eu trop tendance à croire qu’ils devaient "balayer devant leur porte", c’est-à-dire chercher à mettre au jour les fautes de leurs compatriotes, et laisser leurs collègues algériens faire de même de leur côté. Mais cette apparente symétrie n’était pas vraiment réalisée, dans la mesure où les historiens algériens n’étaient pas libres de contester ouvertement les dogmes officiels de leur Etat. De ce fait, les vaincus de la guerre d’Algérie persistaient dans leur impression que les prétendus historiens manquaient gravement à l’objectivité dont ils se réclamaient en évitant soigneusement certains sujets. Les historiens dont il s’agit croient sans doute que la disparition de la génération des dirigeants issus de la guerre d’indépendance mettra fin à la domination de la mémoire officielle sur l’histoire de l’Algérie, mais c’est un pari audacieux sur l’avenir que rien n’est venu confirmer jusqu’à présent, bien au contraire.

Et si les Algériens ne sont pas encore libres de tout dire, il nous appartient au moins à nous de tout dire, pour nous et pour eux.

Guy Pervillé

L’histoire est à écrire le plus objectivement possible, elle aurait pu s’écrire différemment, sans l’injustice, la discrimination, l' exclusion, la terreur, la barbarie de l' islamisme du FLN, le mensonge, la trahison du général de Gaulle

200.000 PN son restés en Algerie?? Faux. Ceux qui sont sont restés puis repartis c' étaient des fonctionnaires oeuvrant pour la coopération, ou ceux qui avaient un bien qui ne pouvaient pas le vendre parce que l'argent de la vente n'aurait pas pu être transféré en France. J'ai un ami dans cette situation qui vit six mois en France six mois en Algerie.
  
Claude Garcia président de l 'ARAPREM 
 

PS: nous demanderons une rencontre avec la LDH pour une discussion libre et franche.

 

 

Nouveautés

 

   Du 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger au 26 mars 2010  Quai Branly à Paris  (Cliquez Ici)

L’Association des Familles des Victimes du 26 mars 1962 et de leurs Alliés 

Vous convie à la cérémonie de recueillement qu’elle organisera

vendredi 26 mars 2010 à 14h30

 devant le Monument aux Morts pour la France,

érigé Quai Branly, à Paris (7ème).

 

"un extrait de l'émission "Les Grosses Têtes" de vendredi dernier (29 janvier) dont l'invité était Guy Marchand. J'ignorais que notre "Nestor Burma" avait été légionnaire parachutiste (béret vert) à la fin de la guerre d'Algérie. Ce qu'il dit - avec beaucoup d'émotion - de son dégoût du lâche abandon dont furent victimes tant de pieds-noirs mais aussi tant de militaires et tant d'Algériens ne laisse aucune place au doute sur sa sincérité."
Guy Marchand aux Grosses têtes du 29 janvier 2010.mp3

 

 

Festival du Livre & la Médiathèque de Mouans-Sartoux

 

 

 

Islam, Islamisme, mais de quoi Les Français ont-ils peur en 2010 ?

 

 

VÉRITÉ SUR LE MASSACRE DU 5-7-1962 A ORAN 

Pétition : http://www.petitionduweb.com/VERITE_SUR_LE_MASSACRE_DU_5_7_1962_A_ORAN_-4955.html

Signataires :  

http://www.petitionduweb.com/petition.php?signataire=voir&code=fb0729086cb29065484014b1ec70fb17&id=4955&num=2f0ce40f9f0d675c4beb5d806b7cc8b8


 

Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir    

Elie Wiesel

                                                                      

  

l'Algérie et les pieds noirs (Retour aux sources 1) :http://www.youtube.com/watch?v=gEOwrkYBIGk                     

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