COMMÉMORATION DU 49° ANNIVERSAIRE DU MASSACRE D' ORAN DU 5 JUILLET 1962

 

 

 

 

 

Commémoration du 5 Juillet 1962 à Cuers - Pour ne pas les oublier

 

 

 

 

 

Discours du Président de l' ARAPREM pour le 5 juillet 2010

« Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, chers amis, Monsieur le Maire (Mesdames et Messieurs les adjoints au Maire…. selon les circonstances) Monsieur le conseillé régional, (selon le cas Mme la conseillère générale si présente).

 Nous sommes ici ,aujourd’hui, en ce jour anniversaire du 5 juillet 1962 pour nous recueillir, honorer, nous souvenir des victimes et disparus de ce qui fut un crime de guerre, pire encore un déshonneur pour la France et l’ Algérie.

 Oran le 5 juillet 1962 à 11 h du matin un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute, la rafle au faciès commença.

On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait, on pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens, des hommes, des femmes, des enfants de tous ages et toutes conditions sociales dont le seul crime était d’être chrétien ou juif.

Le général Katz avait donné l’ordre de ne pas bouger et les 18.000 soldats français qui se trouvaient à Oran restèrent cantonnés dans leurs casernes sans intervenir. Katz téléphona à De Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’état répondit  " ne bougez pas "

  La France, son armée aurait pu légalement intervenir. Elles en avaient le droit et  le devoir de le faire.

 C’est le seul exemple dans l’histoire d’un massacre perpétré sur une communauté sans défense en présence d’une armée qui laisse assassiner ses ressortissants sans intervenir.

Plus de 1.000 personnes ont été ce jour là victimes de la barbarie immonde de fanatiques sanguinaires.

La plupart sont portés disparus et leurs familles sont encore aujourd’hui, plus de 48 ans après, sans nouvelles.

 C’étaient des travailleurs, ouvriers, employés, artisans et commerçants qui souhaitaient continuer à vivre et à travailler dans leur pays, leur terre natale

 Le massacre du 5 juillet 1962, à Oran mettait fin à la cœxistence de populations de toutes origines et de confessions diverses, qui ne demandaient qu’à vivre ensemble.

 Nous avons le devoir de rappeler à la mémoire les massacres d’Oran, les douleurs des familles, de toutes ces victimes civiles et innocentes auxquelles en ce jour anniversaire nous rendons hommage.

 Voilà un an que l’ ARAPREM a écrit à toutes les municipalités du Var pour leur demander qu’un rond point, une place un square une rue soit dédié aux victimes et disparus du massacre d’Oran le 5 juillet 1962.

Il y a en France des rd point à la mémoire des massacres de Setif de Mai 1945, des rues dédiées à des poseuses de bombes à St Denis, un quai à la répression du 21 octobre 1961 à Paris.

 Il y a des rd point du 19 mars 1962 à Valence à Morlaix et même un square du 19 mars 1962 à sollies pont.

 Les victimes de la fusillade de la rue d’ Isly du 26 mars 1962 à Alger ont depuis le mois de mars 2010 leur monument quai de Branly à Paris.

  Les Harkis ont des rd point à Fréjus, la Crau et dans bien d’autres villes de France.

 Alors pourquoi tant de réticences à créer un rd pt une place un square, une rue du 5 juillet 1962 massacre d’Oran ? Je tiens à votre disposition les réponses que certains maires nous ont adressé dans lesquelles il est question d’apaisement, engendrer des rancoeurs, étudier votre demande, il n’est pas prévu d’inauguration  etc etc….

 Le maire de Hyères Mr. Politi étudie et soumet le projet à son conseil municipal, le maire de Nice et ministre Christian Estrosi saisi la commission des noms de rues, enfin le maire de Cuers nous répond nous ne manquerons pas de vous proposer pour l’avenir d’autres lieux. Merci Monsieur le Maire de Cuers nous attendons la suite.

 Courage messieurs les maires nous pouvons vous certifier que les familles des victimes et disparus du massacre d’Oran du 5 juillet 1962 ne demandent qu’à pouvoir faire leur deuil. Il fallait que cela soit dit publiquement.

 Maintenant nous allons nous recueillir et observer une minute de silence…………………….

 Merci, mesdames et messieurs, chers compatriotes chers amis, d’être venus pour marquer votre soutien votre solidarité, votre compassion.

 Au nom de l’ARAPREM je remercie, Monsieur Charles Laugier conseiller régional représentant Mr. Michel Vauzelle président de la région PACA. Nos amis Jean Codomier et pascal Comby de la liste opposition municipale de la Crau.

Ce sont excusés Mme la député du var Josette Pons. Monsieur Horace Lanfranchi président du conseil général du Var, Mr Claude Mesangroas Conseiller régional et maire du Pradet. Monsieur le maire de Sollies pont. Monsieur Robert Daumas liste d'opposition municipale Cuers. Monsieur Gabriel Mene Président de l' UDISFRA (Union Syndicale de Défense des intérêts des Français Rapatriés d' Algérie).

 Nous allons à présent nous recueillir et déposer un bouquet de fleur sur la stèle des victimes civiles et militaires d’AFN qui se trouve à quelques mètres d’ici.

Cuers le 5 juillet 2010

Claude Garcia président de l’ ARAPREM

 Commentaires et observations sur cette journée:

 

 

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