chronologiehistorique

 

Le Code de l’indigénat

Texte trouvé sur internet similaire à celui de la LDH Toulon, de l'Académie de Versailles.

Le site Aménagement linguistique dans le monde a été installé sur la Toile au mois de juin 1999 sous l'égide du CIRAL, le Centre international de recherche en aménagement linguistique de l'Université Laval (ville de Québec). Jacques Leclerc. 

Ce site est aimablement hébergé par le TLFQ, grâce aux bons soins de son directeur, M. Claude Poirier. L'auteur n'est pas à l'emploi de l'Université Laval et ne dispose pas d'une équipe de chercheurs; il travaille seul depuis plusieurs années. Il ne sait pas tout et peut se tromper! C'est pourquoi beaucoup d'internautes peuvent lui apporter leur collaboration et contribuer ainsi à enrichir le site.  

 

Le Code de l'indigénat fut adopté le 28 Juin 1881. Puis c'est en 1887 que le gouvernement français l'imposa à l'ensemble de ses colonies. En général, ce code assujettissait les autochtones et les travailleurs immigrés . Il s'agissait d'un recueil de mesures discrétionnaires destiné à faire régner le «bon ordre colonial», celui-ci étant basé sur l'institutionnalisation de l'inégalité et de la justice. Ce code fut sans cesse «amélioré» de façon à adapter les intérêts des colons aux «réalités du pays».

Le Code de l'indigénat distinguait deux catégories de citoyens: les citoyens français (de souche métropolitaine, déportés politiques) et les sujets français, c’est-à-dire les Africains noirs, les Malgaches, les Algériens, les Antillais, les Mélanésiens, etc., ainsi que les travailleurs immigrés. Les sujets français soumis au Code de l'indigénat étaient privés de la majeure partie de leur liberté et de leurs droits politiques; ils ne conservaient au plan civil que leur statut personnel, d'origine religieuse ou coutumière.

Ce système colonial odieux, qui paraît sans aucun doute honteux aujourd’hui, semblait normal à l’époque et d'autres pays pratiquaient des politiques similaires. Le Code de l'indigénat était assorti de toutes sortes d'interdictions dont les délits étaient passibles d'emprisonnement ou de déportation. Ce système d'inégalité sociale et juridique  perdura jusqu’en 1946, soit plusieurs années après que les accords de Genève (le 23 avril 1938) eurent interdit toute forme de travaux forcés.

Après la loi du 7 avril 1946 abolissant le Code de l'indigénat, les autochtones (Nouvelle-Calédonie, Madagascar, Algérie, etc.) purent à nouveau circuler librement, de jour comme de nuit, et récupérer le droit de résider où ils voulaient et de travailler librement. Cependant, les autorités françaises réussirent à faire perdurer le Code de l'indigénat en Algérie pratiquement jusqu'à l'Indépendance (1962).  

Des codes similaires furent adoptés par les Britanniques, les Portugais, les Hollandais, etc. Ce ne sont pas les Français qui ont inventé ça!

 

Controverses historiques, réponses et remarques: l y a bien une étude intéressante Patrick Weil 2003 mais celle ci est aussi intéressante que partiale. http://encyclopedie.pieds-noirs.info/index.php/Accueil

 
Quelques explications

C'est le texte de Patrick Weill cité + haut et qui parait faux au moins en ce qui concerne la loi du 14 juillet 1865... alors le reste est-il crédible ?

l'appellation" Algérien" ne figure sur aucun document, ni texte.

Il s'agit de l'interprétation d'un recueil de mesures discrétionnaires appliqués ou pas en fonction du contexte politique d'alors (1830-1881), et, surtout après l'amnistie de 1879  destinées à faire régner le «bon ordre colonial», 

Le meilleur moteur de recherche c’est la curiosité, le lien hypertexte c’est l’objectivité qui participe à la bonne compréhension des événements en les situant dans leurs contextes historiques.

Le réalisme rejoins la réalité dans un monde qui bouge et évolue.

L’Algérie (colonie Française) par sa proximité avec la France et l'Europe a été une caisse de résonance de tous les événements qui se sont succédés.

Les causes officielles de la colonisation : 

Barbaresque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le barbaresque est un pirate opérant dans le bassin méditerranéen après la conquête musulmane effectuée jusque les terres de la péninsule ibérique; la Méditerranée devient alors un vaste lac musulman sous cette suprématie navale.

La durée de leur activité sur Mare Nostrum est telle qu'elle peut être décrite depuis les premiers temps de l'Islam (voir ce paragraphe), alors associée à la conquête terrestre des Musulmans qui, une fois la péninsule ibérique prise, lancent des incursions en Septimanie puis prennent des villes en Provence.

Ce n'est que par la seconde phase de l'ère coloniale que les puissances européennes vont mettre fin aux pirates barbaresques, opérant depuis des cités du Sud de la Méditerranée entre temps passées sous domination ottomane (voir ce paragraphe).

Période ottomane [modifier]

Devenues bases de départ des caravanes de captifs pour les sérails, les cités du Sud de la Méditerranée sont depuis passées sous domination ottomane du fait du développement de l'empire turc sur le monde arabo-musulman. Ces cités deviennent les derniers foyers de piraterie pratiquées par les musulmans en Méditerranée et ce jusqu'au XIXe siècle

L’impact de ces attaques sur les nations européennes attaquées par les pirates meurtriers fut dévastateur – la France, l’Angleterre et l’Espagne perdirent chacune des milliers de bateaux, et de longues étendues des côtes espagnoles et italiennes furent presque complètement dépeuplées et abandonnées par leurs habitants. A leur apogée, la destruction et le dépeuplement de certaines régions européennes excédèrent probablement. A cette époque, l’Europe vivait dans la peur de l’islam.

Bien que les centaines de milliers d’esclaves chrétiens furent principalement enlevés dans les pays méditerranéens, les effets des raids esclavagistes musulmans furent ressentis beaucoup plus loin et durant la plus grande partie du XVIIe siècle l’Angleterre perdit au moins 400 marins par an du fait des marchands d’esclaves islamiques.

Il existait en outre des raisons sociales et culturelles à la traite : en Afrique subsaharienne, la possession d'esclaves était le signe d'appartenance à un haut rang social. Dans l'aire arabo-musulmane, les harems nécessitaient un « approvisionnement » en femmes.

Pour finir, il est impossible d'ignorer la dimension religieuse et raciste de la traite. Punir les mauvais musulmans ou les païens tenait lieu de justification idéologique à l'esclavagisme : les dirigeants musulmans d'Afrique du Nord, du Sahara et du Sahel lançaient des razzias pour persécuter les infidèles.

Avec la Révolution française, la course connut un regain d'activité en raison du conflit entre la France révolutionnaire et la Porte(empire Ottoman). Au congrès d'Aix-la-Chapelle (1818), les représentants des puissances européennes évoquèrent la nécessité de mettre fin, une fois pour toutes, à ce fléau qui était incompatible avec les idées nouvelles.

La régence d'Alger fut rapidement un repaire de brigands.

En 1830, après que son consul eut été giflé, la France mit fin à l'existence de la régence d'Alger et aux activités corsaires des deux autres. Ainsi, après plus de trois siècles de présence en Méditerranée, la course barbaresque disparaissait avec les principaux foyers de corsaires que la Méditerranée ait connu. Quant aux deux autres régences, elles succombèrent à leur tour à l'expansion coloniale, en 1881 pour Tunis, et 1911 pour Tripoli.

Colonisation - implantation 

1830

La Révolution de juillet, Les Trois Glorieuses (27, 28, 29 juillet)

Une révolte des étudiants, des intellectuels, des journalistes et des ouvriers.

1830-1848 La Monarchie de juillet : Louis-Philippe-le premier et seul roi orléaniste.

1848-1851 : la Seconde République

1851-1870 : Le Second Empire

1871 La commune de Paris (naissance du marxisme).

La Commune de Paris trouve sa source dans un élan républicain se référant à la Première République et au gouvernement révolutionnaire de la Commune de Paris (1792), ainsi qu'à l'insurrection populaire de juin 1848 sous la Deuxième République et qui avait été réprimée de façon sanglante par le gouvernement instauré par la Révolution de février 1848. C'est donc l'épreuve de force entre les royalistes, grands bourgeois et conservateurs retirés à Versailles et la population parisienne (essentiellement les quartiers de l'est parisien soumis à l'exploitation de l'époque et à la famine).(sources Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil)

1870-1914 : La Troisième République

1919-1939 : des clés pour comprendre  

Première guerre mondiale. 

La crise économique et la montée du nazisme.

La crise mondiale de 1929-35 (Crack boursier)  

LA GUERRE D'ESPAGNE  

La montée du nazisme.

Le 12 avril 1931, les élections municipales donnent  la victoire aux républicains. 
Le Roi Alphonse XIII s'en va. La République est proclamée le 14 avril 1931.  La Constitution fait de l'Espagne une "République des travailleurs de toutes les classes" , un "Etat intégral, compatible avec l'autonomie des Municipalités et des Régions".

  Nazisme (national-socialisme) : Doctrine et mouvement initié par Hitler. Le parti nazi, le National Sozialistische Deutsche Arbeiter Partei (NSDAP -- parti national socialiste des travailleurs allemands), est fondé e 1920. Hitler en prend rapidement la tête, et c'est en tant que chef de ce parti qu'il parvient au pouvoir en janvier 1933. 18 juillet 1936 - 1er avril 1939

Le traité de Versailles, signé en 1919, a humilié les Allemands. De plus, de 1918 à 1923, l'Allemagne doit faire face à une situation économique catastrophique .

1939-1945 seconde guerre mondiale (partage du monde).

                         

Migrations volontaires ou forcés de citoyens Français dues aux crises politiques, économiques ( 27-28-29 juillet 1830 les trois glorieuses ), émeutes ouvrières ( 1831 révolte des canuts, et, des ouvriers lyonnais de la soie ), émeutes de la faim ( juin 1832, avril 1834 ) épidémies de choléra (1832), Monarchies, II° république,, second empire, mouvements nationalistes ( guiseppe Garibaldi ). III° république. IV° et V° république.

 Déportation politique transportation, relégation, immigration.

Déportations de citoyens Français ( 4.000 insurgés du 21 juin 1848 ), ( 2.000 républicains  2 déc.1851 )( 30.000 communards mai 1871).

Sur les transportés d'Algérie. Le calvaire de Pauline Rolland.
Pauline Roland (1804-1852) arrêtée en février 1852 pour avoir aidé des familles de proscrits. Transportée en Algérie. Malade, elle est graciée mais meurt d'épuisement à Lyon, quinze jours après son retour. Les lettres écrites pendant sa détention ont été publiées.
Pauline Rolland Les Châtiments Livre V, XI.

Bagne de la région de Bône et de Lambése dit lambessa où furent internés des républicains et socialistes Bagne de bougie à la fin du 19° siecle.

 En Algérie sont concernés : Outre les autochtones ou indigènes sujets Français, les déportés politiques citoyens Français, les Immigrés Espagnols, Italiens, Maltais jusqu'au décret de Naturalisation de 1889, lles réfugiés espagnols (camp d'internement de colomb béchar).

Angélismes ou férocités dogmatiques la conclusion ci-dessous s'impose. 

Conclusion (source LDH Toulon)

Tout cela montre l’énorme gâchis pour les deux camps que représente cette guerre qu’on aurait dû et pu éviter par une politique courageuse dans les dernières décennies de la période coloniale, et auquel on aurait dû et pu encore mettre fin en cours de route, quand l’époque exigeait que la France aille au bout de la décolonisation et qu’elle mette fin à son empire autrement qu’en assumant une guerre dont l’échec, comme en Indochine, était prévisible et inévitable.

Les libéraux et les progressistes l’avaient compris, mais leur position n’était pas seulement politique. Elle reposait sur une connaissance de leur pays, sur une estime profonde des Algériens, c’était aussi une position humaniste. Ils ont payé très lourdement leur engagement, beaucoup l’ont payé de leur vie, Monseigneur Duval et Albert Camus : deux hommes dans la tourmente

Extrait : « quelque grandes soient nos souffrances, n’oublions pas que la charité fraternelle ne perd jamais ses droits [...] Ne cédez jamais aux sollicitations de la violence [...] C’est par l’amour et dans l’amour que vous devez construire une Algérie communautaire et fraternelle. » 

Le site de la section locale de la Ligue des droits de l’homme de Toulon. Il est géré par le bureau de la section. Ce n’est donc pas un site officiel de la Ligue des droits de l’homme : le seul site officiel de la LDH est http://www.ldh-france.org/.

                                    

1830-1848:  L'époque de la France romantique et bourgeoise

1830-

1848

La Monarchie de juillet:  Louis-Philippe--le premier et seul roi orléaniste.  En exile, il avait passé des années à Boston où il enseignait le français aux demoiselles riches et faisait des voyages au nord-est des Etats-Unis.  Contrairement aux monarques prédédents, Louis-Philippe se désigne comme "le roi de Français" et non pas le Roi de France.  On l'appelle aussi "le roi bourgeois."

Les premières années du régime sont difficiles:

·                    Une crise économique 1829-32

·                    Epidémie de choléra 1832

·                    Des émeutes ouvrières

On assiste au développement du capitalisme et du pouvoir de la grande bourgeoisie en France.  L'ère industrielle transforme l'économie.

En comparaison d'avec le gouvernement de la Restauration, le régime est politiquement libéral:  on constate la liberté de la presse, 1831 et l'abolition de l'hérédité de la pairie (=peerage).  L'expansion de l'industrie sous le slogan "Enrichissez-vous," de Guizot permet l'expansion de la bourgeoisie, des propriétaires, et d'une certaine manière, l'expansion de la liberté de la pensée.

Pourtant il y a de l'opposition au régime de la part de ceux qui sont écartés du pouvoir; la petite bourgeoisie, les ouvriers, les intellectuels.

Les ouvriers confrontent de la répression violente.  On voit également la naissance des mouvements socialistes de St. Simon, Fourier, Proudhon (les syndicats), et Blanqui.  Chez les jeunes intellectuels se développe un romantisme social et humanitaire dont une des expressions est un «mal du siècle,» ou l'expression artistique de la déillusion sociale et politique.  (A étudier dans l'histoire culturelle et littéraire.)

A l'extérieur du pays:  Grands mouvements colonialistes au nord de l'Afrique, au Viêt-Nam.  La Prise d'Alger (1830): Les intellectuels dénoncent tout le projet, mais à la fin l'Emir se rend en 1847 et 100.000 colons s'installent à Alger.

Visitez le site http://gallica.bnf.fr/ et cliquez sur Découvertes > XIXe > Thèmes > Autour du monde au XIXe siècle pour apprendre davantage sur l'expansion colonialiste française.  (Voir Itinéraire)

Ces années sont une période d'effervescence culturelle et d'engagement politique chez les intellectuels.  Un des grands poètes romantiques, Lamartine, fait de la politique.  En littérature le romantisme est représenté par Victor Hugo poète, dramaturge, romancier, et critique du gouvernement.

Sous la Monarchie de juillet commence la vogue du roman dont une des formes est le feuilleton, un roman qui apparaît par épisodes dans des journaux quotidiens et mensuels.  Romanciers--Stendhal, Balzac, Hugo (l'homme-siècle, le romantisme incarné); poètes--Hugo, Lamartine; dramaturges--Musset, Alfred de Vigny, Hugo (1830--la bataille de Hernani)

Cette période produit un grand nombre de femmes écrivains d'une variété de couches sociales.  De la classe ouvrière:  Elise Mercoeur, Louise Crombach; de la bourgeoisie:  Marceline Desbordes-Valmore et Louise Colet, Flora Tristan, Suzanne Voilquin (St. Simoniennes); de l'aristocratie:  Delphine de Girardin (qui écrit sous le nom du Vicomte Charles de Launey), Marie d'Agoult (qui écrit sous le nom de Daniel Stern) et George Sand.

1846-

1847

Crise économique et chute du régime de Louis-Philippe

1848-1851:  la Seconde République

1848

février:  La Révolution de 48 se transforme en la Seconde République. (Le poète Baudelaire se trouve sur les barricades; un autre poète, Lamartine, est chef du gouvernement provisoire.)

 

avril:  C'est une république assez conservatrice mais qui impose la première expérience de suffrage universel, des libertés publiques, et l'abolition de l'esclavage au colonies.  On crée des centaines de clubs politiques et de journaux politiques:  Club Lycée des Prolétaires, Club des Travailleurs libres, Club de la Sorbonne, Club du Peuple.  Il y a pourtant des crises économiques et sociales qui mènent à la prochaine insurrection, les «journées de juin» de la même année.

 

juin:  Journées de juin

22-26 juin, les journées de juin sont des manifestations révolutionnaires dans les rues de Paris suivies de la répression violente de la part du gouvernement.  Du 23 au 26 il y a des combats féroces entre le Paris populaire (l'est de Paris) et le Paris plus bourgeois (de l'ouest) qui est défendu par l'armée.  Environ 4 000 manifestants sont morts, près de 4 000 ouvriers sont déportés en Algérie.

Crises politiques et mouvements révolutionnaires ailleurs en Europe.

 

décembre:  Louis Napoléon Bonaparte (le neveu de Napoléon Ier et un prince) est élu président.  On assiste à un retour en arrière conservateur au gouvernement.

1849

Elections--une assemblée conservatrice

1850

Abolition du suffrage universel (le droit de vote subordonné à trois ans de résidence dans la commune ce qui exlue au moins 3 millions d'électeurs)

1851

décembre:  Coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte.  La résistance républicaine est violemment réprimeé.  Hugo et d'autres écrivains socialistes (i.e., Fourrier, St. Simon) critiquent le nouveau régime et plusieurs sont obligés de partir en exile.  Hugo restera longtemps en exile.

L'échec de la République crée une grande déception dans les cercles intellectuels et artistiques.  Quelques-uns fuient la société, se tendent vers l'idéalisme telle que George Sand et ses romans champêtres.  D'auutres par contre se noient dans le pessimisme et la satire, tels que Flaubert et Baudelaire.  On note enfin la mort du romantisme.

1851-1870:  Le Second Empire

1853-

1873

Période de croissance économique

Le Second Empire est régime autoritaire, conservateur et colonialiste qui produit un cadre politique néanmoins STABLE.  La France et son économie se transforment--le réseau des chemins de fer se construit, l'industrie se développe.  Les nouveaux moyens de transport favorisent les progrès de la production agricole.  La France devient une grande fabricante des produits de luxe, la soie, la laine et Paris devient le centre de la mode, du divertissement.  Le gouvernement mène une polique extérieure agressive (Voir la liste ci-dessous).  "L'Empire c'est la paix" n'est guère vrai qu'à l'intérieur du pays.

1854-1870

1854 Guerre de Crimée, 1857 Guerre en Chine, 1859 Guerre en Italie, 1860 Guerre en Syrie, 1862 Guerre au Mexique, 1870 Guerre contre la Prusse

1855

Les Boulevards Haussman; les rues de Paris sont élargies et dégagées afin d'empêcher de futures insurrections révolutionnaires.

Au début du Second Empire, il y a de la censure sévère de la littérature et des idées (vers la fin du régime, la censure devient moins stricte).  On assiste aux procès de Baudelaire et de Flaubert (1857).  Baudelaire est condamné pour immoralité.  Zola suit dans les traces de Balzac et son roman social avec Les Rougon-Macquart:  Historie naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire.  Zola et ses amis sont connus comme l'école «naturaliste» en littérature.

1864

Marx (Capital, 1867) et Engels--la formation de l'Internationale (organisation socialiste qui rassemble tous les partis socialistes et communistes du monde)

Les dernières années du Second Empire sont secouées par des grèves violentes et des crises économiques.

1870

juillet:  La Guerre à la Prusse

septembre:  La Chute de l'Empire

Louis Bonaparte est prisonnier à Sedan.

M. Thiers forme un gouvernement provisoire réactionnaire.

1871

Armistice avec la Prusse.  Perte de l'Alsace-Lorraine, MAIS à Paris....

mars:  Le siège de Paris et la Commune (du 18 mars au 28 mai)

Les ouvriers, les artistes, les masses se révoltent.  La Commune devient une guerre civile.

le 21 mai au 28 mai: la semaine sanglante

Les armées française et Prusse attaquent et détruisent la Commune. 

Site Web sur le siège de Paris: Cherchez les photos et les portraits des personnes et événements suivants: Louise Michel, Thiers, des photos des batailles, de la destruction.

 

1870-1914:  La Troisième République

Site Web sur La Troisième République: La collection Eugène Atget du département des Estampes et de la Photographie.

Site Web sur les années 1848 - 1914.

1873-
1874

Le développement du mouvement naturaliste en littérature, les poètes symbolistes, en peinture l'impressionnisme.


Cette époque voit des progrès techniques impressionnants : le télégramme, le télégraphe, Darwin, Pasteur.  On constate l'apogée du courant positiviste qui informe le siècle.  Les disciplines institutionnelles se désignent:  l'histoire, les sciences sociales, les sciences économiques, la sociologie, la linguistique, la critique et l'histoire littéraire (la Harpe, St. Beuve, Taine, Renan).

1874

Des mesures "d'ordre moral," la censure est rétablie

1873- 1895

période de crise économique - surtout entre 1882 et 1886

1881

Gratuité de l'école primaire - École normale supérieure de Jeunes filles

1882

La Loi Jules Ferry - cette loi qui incite quelques nouveautes en education:

·                    L'instruction est obligatoire de 7 à 13 ans.

·                    L'école publique est neutre et gratuite.

·                    L'instruction religieuse est remplacée par l'instruction morale et civique.

·                    La religion pourra être enseignée le jeudi mais en dehors de l'école.

                         

Chronologie historique :

1865
14.07. Le droit à la naturalisation sur demande est accordé aux indigènes juifs et musulmans.

1870
24.10. Décrets Crémieux qui accordent la nationalisation française aux juifs d'Algérie

1881 L'Algérie est intégrée directement à la France et est formée de 3 départements ( Alger, Oran, Constantine ) qui sont  rattachés au ministère de l'Intérieur et dirigés par un gouvernement général. - Code de l'indigénat qui fixe une série de pénalités exorbitantes de droit commun pour les  musulmans.

1889
26.07. Une loi impose la citoyenneté française à tous les fils d'étrangers qu ne la refusent pas. Cette naturalisation automatique ne concerne pas  musulmans.

1914-1918
Pour la guerre, le recrutement indigène fournit 173.000 militaires dont 67.500 engagés; 25.000 soldats musulmans et 22.000 Français d'Algérie tombent sur les champs de bataille. 119.000 travailleurs viennent, en plus, travailler en métropole.

1919
Le décret de 1919 accorde la nationalité française à 20.000 Algériens. En effet, celle-ci est donnée à des conditions jugées draconiennes: la renonciation au statut personnel de musulman, autant dire l'apostasie (conversion).

1922
Avril Parution du premier numérol du Paria, céé à l'initiative des communistes, pour l'indépendance des colonies.

1926
20.06 Fondation de l'Étoile nord-aficaine, à Paris, qui réclame l'indépendance de l'Afrique du  Nord.

1931
05.05. Abdelhamid Ben Badis fonde l'Accociation des oulemas réformistes d'Algérie. Avec pour devise: "L'arabe est ma langue, l'Algérie est mon pays, l'slam est ma religion." Ferhat Abbas publie Le jeune
          Algérien.

1936
07.06. Les oulémas et les communistes fondent le Congrès musulman algérien, dans le cadre du Front populaire.

1937
11.03. Les nationalistes algériens proclament le Parti du peuple algérien (PPA).

1939
26.09. Arrestations des principaux dirigeants nationalistes algériens

1940
07.10. Le ministre de l'Intérieur abolit le décret Crémieux de naturalisation des juifs d'Algérie.

1942
08.11. Débarquement anglo-américain à Alger.

1943
30.05. Arrivée du général de Gaulle à Alger.
12.09. Dans son discours de Constantine, le général de Gaulle annonce des réformes pour l'Algérie

1944
07.03 De Gaulle signe une ordonnance qui abolit toutes les mesures d'exception applicables aux musulmans.

1945
02.04. Premier Congrès des Amis du manifeste et de la liberté.
08.05.Début des violentes répressios dans le Constantinois, à Sétif et Gulema. 103 morts parmi les Européens, plusieurs milliers de morts algériens musulmans.

1947
15.02. Création d'une organisation clandestine pour la lutte armée en Algérie, l'organisation spéciale (O.S.)

1954
Mars-avril: création du C.R.U.A. (Comité révolutionnaire de l'unité algérienne) qui entend préparer l'insurrecion en Algérie
01.11. Le C.R.U.A. se transforme en F.L.N. (Front de libération nationale) qui déclenche la rébellion armée.
05.11. Le gouvernement français envoie des renforts en Algérie.

1955
30.09. L'Assemblée générale de l'ONU vote l'inscription à l'ordre du jour de l'affaire algérienne.
12.12. Les élections en Algérie sont reportées.
1956
août:    le FLN s'organise : création du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) et du Comité de coordination et d'exécution (CCE) qui se transformera en gouvernement provisoire de la République
           algérienne (GPRA) le 19 septembre 1958
29.10. Israël, l'Angleterre et la France déclenchent une opération militaire contre l'Egypte.
15.11. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
05.12. Le gouvernement français dissout les conseils généraux et les municipalités en Algérie.
1957
07.01. Le général Massu est chargé du maintien de l'ordre à Alger.
20.09. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
29.11. L'Assemblée nationale vote la loi-cadre et la loi électorale de l'Algérie.
1958
26.04. 30 000 Algérois demandent un Gouvernement de salut public après la chute du gouvernement Gaillard.
13.05. Un Comité de salut public est créé à Alger sous la présidence du général Massu; on fait appel à de Gaulle.
15.05. De Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République.
01.06. L'Assemblée nationale investit de Gaulle par 339 voix contre 224.
28.09. La nouvelle Constitution est approuvée par référendum (79 % de oui en métropole, 95 % en Algérie).
23.10. De Gaulle propose au F.L.N. la paix des braves.
21.12. De Gaulle est élu président de la République.
1959
30.01. De Gaulle renouvelle l'offre de paix en Algérie.
16.09. De Gaulle proclame le droit des Algériens l'autodétermination.
1960
24.01. Début de la semaine des barricades à Alger.
25.06. Pourparlers préliminaires de Melun.
1961
08.01. La politique algérienne du général est approuvée par référendum (75 % de oui).
25.04. Putsch des généraux à Alger; de Gaulle assume les pleins pouvoirs aux termes de l'article 16 de la Constitution.
20.05. Ouverture des pourparlers d'Evian.
14.07. Recrudescence des attentats de l'O.A.S. (Organisation Armée Secrète).
1962
18.02. Pourparlers des Rousses.
07.03. Négociations d'Evian.
19.03. Cessez-le-feu en Algérie.
08.04. Référendum à propos de l'Algérie (90,7 % des voix approuvent les accords d'Evian).
01.07. Référendum d'autodétermination en Algérie ; l'indépendance est approuvée par 99,72 des voix.
03.07. Le G.P.R.A. (Gouvernement provisoire de la République d'Algérie) s'installe à Alger.

               

En 1930, la France célèbre le centenaire comme si l’histoire de l’Algérie avait commencé en 1830. On présente les colonies comme des terres à civiliser, à éduquer.] De leur côté, certains Algériens tentent de ranimer l’idée du monde médian.

Ils veulent la citoyenneté, l’égalité.  En 1936, le Congrès musulman, qui réunit à Alger les forces religieuses et politiques, se déclare en faveur de l’assimilation. A Paris, un projet, connu sous le nom de Blum-Viollette, est élaboré pour donner la citoyenneté à 30 000 personnes. Immédiatement, "les colons" s’y opposent : manifestations violentes, propagande intensive en France... Blum, alors en situation difficile, préfère renvoyer l’affaire aux calendes grecques. A son tour, le Front populaire a échoué sur la question algérienne. Pourtant, les Algériens l’avaient voulue, cette assimilation, ils en avaient rêvé, ils étaient prêts.  

Une fois encore, ils doivent déchanter. Une fois encore, l’espoir retombe.

Et c’est donc par déception que les Algériens vont commencer à se tourner vers autre chose : l’idée séparatiste.

Oui, la déception sera terrible, et la coupure, définitive. L’idée nationaliste est née après la Première Guerre mondiale. 

Messali Hadj va devenir le chef du mouvement algérien l’Etoile nord-africaine, créé en 1926 et, en 1937, devant une immense foule rassemblée dans un stade d’Alger, il prononce pour la première fois le mot d’indépendance.

Quel est alors le sort des musulmans ?

Ils ont, bien sûr, versé leur sang aux côtés des soldats français pendant la « drôle de guerre ». Mais la plupart d’entre eux restent spectateurs des événements. 

Seul Ferhat Abbas, farouche assimilationniste, envoie un mémorandum à Pétain pour lui demander de s’occuper du sort des musulmans. Il reçoit un accusé de réception promettant que le Maréchal se penchera sur la question. En vain. La requête de Ferhat Abbas restera sans suite.

Dans cette période, qui précède de peu la Libération, est-ce que l’Algérie entre en ligne de compte dans les rangs de la France libre ?

Oui, mais pour une seule raison : on a besoin, du point de vue gaulliste, de faire la preuve que la France est encore une grande nation, capable de se relever. Et, notamment, de disposer de nouveau d’une armée puissante. Or "les pieds-noirs" vont beaucoup contribuer à cette nouvelle armée : les jeunes, en particulier, se sont engagés en masse dans les corps francs d’Afrique, qui vont participer activement à la libération de la Tunisie. La moitié des engagés périront, notamment durant la prise de Bizerte, contre les blindés allemands. Et ce sont eux qui entreront les premiers à Bizerte. Même si les Forces françaises libres, qui s’étaient battues vaillamment en Tripolitaine, en particulier à Bir Hakeim, leur volent la vedette lors du défilé victorieux à Tunis, en mai 1943.  

L’armée d’Algérie se modernise avec le matériel américain, se gonfle par la mobilisation des jeunes classes des deux communautés ; elle saura s’illustrer sur les théâtres italiens, et, de normandie.

C’est dans le contexte du retour à la paix que s’enclenche un engrenage particulièrement sanglant. Avec le sursaut français, 

les autorités d’Alger se montrent de nouveau intransigeantes envers les musulmans. Que se passe-t-il ?

Les événements de 1945 ont lourdement pesé dans les années suivantes.

C’est en fait le vrai début de la guerre d’Algérie.  

La guerre d'Algérie s'inscrit dans un contexte international de guerre froide entre l'Union Soviétique, et, les états unis d'Amérique.

1943/1946. de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire, mais en désaccord avec l'Assemblée constituante sur la conception de l'État et le rôle des partis, de Gaulle remet sa démission sur la question des crédits militaires au président de l'Assemblée nationale, Felix Gouin, le 20 janvier 1946.  Mais de Gaulle espère qu'on fera à nouveau très vite appel à lui. 

Il organise son retour en Mai 1958, par un coup d'état en douceur contre la IV ° République.

Textes sur la France en 1944-1945

De Gaulle et le problème de la légitimité

Contre Vichy, porté légalement au pouvoir par l'Assemblée nationale, de Gaulle se déclare investi d'une légitimité due au consensus du peuple français dans la lutte contre l'occupant. Le problème le préoccupe particulièrement à son retour en France en 1944 :

Le programme du Conseil National de la Résistance (15 mars 1944) : les propositions économiques et sociales

Les appels du Comité de Libération ont parfois une résonance révolutionnaire :

L'heure de la liberté a sonné, Vichy a vécu, votre Comité de Libération a renversé les autorités compromises avec un pouvoir usurpé qui a depuis longtemps perdu votre confiance.

Il prend en charge, en liaison avec les échelons supérieurs de la Résistance, l'administration communale et assurera l'expédition des affaires, en attendant de donner la parole au peuple."

in La Libération, (Gaillac) no 1, 14 août 1944.

Aux sacrifices de la Résistance vont se substituer les devoirs de la reconstruction

"(...). Cette reconstruction doit se faire pour un seul profit, celui du peuple. Le peuple a gagné la guerre (...). Il ne peut y avoir de justice sociale que par l'abolition du régime capitaliste et par l'instauration du régime socialiste qui remettra les instruments de production aux masses travailleuses et qui organisera la vie économique dans l'intérêt du peuple (...).

Cet immense programme qui veut la renaissance d'une France forte, heureuse et libre ne peut se réaliser dans le cadre du régime passé. Il ne peut l'être que grâce à la révolution populaire.

Article du président du Comité de Libération de Gaillac CGT). La Libération (Gaillac), 1er sept. 1944
Cité dans G. Madjarian, Conflits, pouvoirs et société à la Libération, Éd. 10/18, p. 121.


Une nationalisation spontanée

Les communistes et la " bataille de la production "


Discours de Thorez aux mineurs, à Waziers (Pas-de-Calais), 22 juillet 1945 :

"Produire, faire du charbon, c'est aujourd'hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe (...) c'est produire pour préserver, pour renforcer l'union de la classe ouvrière avec les travailleurs des classes moyennes, avec les masses paysannes, pour assurer la vie du pays, pour permettre la renaissance morale et culturelle de la France (...)

Chers camarades,

Ici, je m'adresse aux jeunes Il faut faire un effort. Je l'ai dit non seulement à cette assemblée, mais au Congrès de l'Union de la jeunesse républicaine. Il faut surmonter la crise de moralité qui sévit en général dans notre pays et qui atteint particulièrement notre jeunesse. J'ai dit aux jeunes : il faut avoir le goût de son ouvrage, parce qu'il faut trouver dans son travail la condition de sa propre élévation et de l'élévation générale. Les paresseux ne seront jamais de bons communistes, de bons révolutionnaires, jamais, jamais."

in M. Thorez, Oeuvres, Ed. Sociales, t.20

La Constitution du 27 octobre 1946 (texte complet)

"Préambule

Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

TEXTES sur les origines et les débuts de la Guerre froide

1. La guerre froide est née de l'affaiblissement dramatique de l'Europe. Elle est la fille de la Deuxième guerre mondiale. C'est qu'en 1945, à l'exception des Etats-Unis et de l'Union soviétique qui ont souffert inégalement du conflit, il n'y a que des vaincus. L'Allemagne et l'Italie, d'un côté, la Grande-Bretagne et la France, de l'autre, ont perdu l'essentiel de leur influence. (...) Les deux supergrands sont face à face. L'Europe, principal champ clos des rivalités entre les Etats-Unis et l'Union soviétique, est entrée dans la bipolarisation.

Rencontre entre de Gaulle et Staline : de la Pologne

Dans ses Mémoires, le général de Gaulle relate son entretien avec Staline, en 6 décembre 1944 à Moscou, au sujet des deux "gouvernements" polonais, l'un, pro-occidental, à Londres, l'autre, pro-soviétique, à Lublin.

A la fin août 1945 (du 22 au 24 août), le général de Gaulle rencontre Truman.

" (...) Le nouveau Président avait renoncé au plan d'une harmonie mondiale et admis que la rivalité du monde libre et du monde soviétique dominait tout, désormais. L'essentiel consistait donc à éviter les querelles entre Etats et les secousses révolutionnaires, afin que tout ce qui n'était pas communiste ne fût pas conduit à le devenir.

Le mythe de Yalta "partage du monde"

fut propagé par les Républicains américains dans leur campagne contre l'administration démocrate, et par les gaullistes en France.

Guerre froide et décolonisation

"Les leaders soviétiques en établissant leur stratégie de conquête mondiale utilisent le nationalisme comme stratagème pour gagner les peuples colonisés. Staline, dans sa vision classique des fondements du léninisme, pense que "la route qui mène à la victoire révolutionnaire en Occident passe par l'alliance avec les mouvements de libération des colonies et des pays dépendants".

En découle un programme en deux temps : en premier lieu des agitateurs communistes stimulent les aspirations nationalistes jusqu'à la rébellion violente contre l'ordre établi, ensuite avant même que l'indépendance fraîchement acquise puisse se consolider, les communistes chercheront à noyauter les nouveaux gouvernements pour mieux entraîner les peuples dans l'orbite soviétique.

                       

 

Historique des guerres du pétrole [modifier]

Les offensives britanniques de la Première Guerre mondiale en Irak et en Palestine visaient à occuper des territoires pressentis comme riches en pétrole. La pacification française de la Syrie assurait à la France un approvisionnement régulier.

La Syrie fut défendue par les troupes vichyssoises contre les FFL, car l'Allemagne nazie avait absolument besoin de son pétrole. Celle-ci mena d'ailleurs une offensive en 1942

Roi du Pétrole [modifier]

Hassi Messaoud, un lieudit dans l’immensité désertique du Sahara, est sortie de l’anonymat en Juin 1956.

Cette année-là, la guerre d’Algérie faisait rage. La société française SN Repal découvre du pétrole dans la région. Le premier puits porte le nom de MD1. Cette découverte allait bouleverser la donne politique de l’époque et fera durcir la répression de l’armée coloniale. En pleine guerre froide entre les États-Unis et l’Urss, la France voyait dans le découverte du pétrole dans le Sahara algérien une aubaine pour affirmer son indépendance énergétique vis-à-vis des deux superpuissances de l’époque. Les négociations d’Evian seront dures après que De Gaulle eut affiché sa volonté de garder le Sahara dans le giron français. Mais finalement les partisans du partage de l’Algérie seront vaincus et Hassi Messaoud continuera à produire du [1] pétrole qui sera nationalisé en février 1971.

La ruée vers l'Or Noir [modifier]

Elle commence vraiment le 7 janvier 1958, au moment précis où les vannes des citernes de stockage d'Hassi-Messaoud s'ouvrent sans cérémonie : pour la première fois depuis qu'il a jailli des entrailles de la terre (1956), le pétrole coule dans le pipe-line provisoire qui le conduira, après un voyage de 180 kilomètres, jusqu'à Touggourt, lieu de transit pour la métropole.


Ainsi, le miracle s'est produit. Le Sahara cesse d'être le symbole de la stérilité absolue, l'enfer de la soif et de la désolation majestueuse, pour devenir la source d'une folle espérance : celle de voir enfin notre pays accéder à l'indépendance énergétique.

Dix-sept mois se sont écoulés depuis la fantastique découverte qui a coûté la vie à Jean Riemer, premier martyr de l'aventure pétrolière saharienne. Dix-sept mois qui ont vu un nouvel univers surgir audessous du 32e parallèle et bousculer des millénaires de solitude.

Hassi-Messaoud confirme les richesses du sous-sol qu'Edjelé, sur la frontière libyenne, a déjà laissé entrevoir.Personne ne peut encore augurer de l'importance du gisement; mais des chiffres fabuleux sont avancés.

La signification de la guerre d'Algérie

Côté français

Pour la France des années 1950, la perte éventuelle de l'Algérie représenterait une atteinte à son rang de grande puissance, symbolisé depuis la fin du XIXe siècle, par sa présence coloniale dans le monde. L'Algérie, au cœur du Maghreb, entre Afrique noire et Proche-Orient, est la pièce maîtresse de son dispositif. L'apport de la colonie algérienne à l'économie nationale, longtemps limité à une agriculture commerciale dynamique, s'est transformé grâce aux découvertes de pétrole et de gaz qui se multiplient après 1951. L'Algérie constitue également la seule colonie française de peuplement, avec un million d'« Européens » en 1954 (des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols et des Maltais, qui bénéficient de la naturalisation automatique), dont les avantages sont à opposer à la sous-administration et au sous-équipement de la population musulmane. Celle-ci, de statut coranique, en forte croissance démographique, est en partie réduite à la misère par la crise agraire.

 

Côté algérien

Une confiance diminuée

Pour les Algériens, la lutte armée manifeste une désillusion réelle à l'égard des promesses françaises. En 1937, le projet Blum-Viollette étendant le droit de vote à une minorité de musulmans a été repoussé. En 1947, un nouveau statut organique est octroyé, créant une Assemblée algérienne dont la moitié des représentants est élue par un collège de 522’000 citoyens français, et l'autre moitié par un collège de 1’20’0000 musulmans non citoyens ; mais, dès 1948, le vote du collège musulman est truqué par le gouverneur général Naegelen appuyé par l'opinion pied-noir, et donne la majorité aux candidats musulmans de l'administration.

 

Un renouveau nationaliste

En 1954, le mouvement nationaliste algérien, déjà ancien, est en pleine mutation. L'Association des oulémas (docteurs de la loi islamique) garde une autorité surtout morale. L'Union démocratique du manifeste du peuple algérien (UDMA), fondée en 1946 par Ferhat Abbas, a soulevé les espoirs de la bourgeoisie musulmane, mais elle est la principale victime de la politique du gouverneur général. Le parti communiste algérien hésite entre autonomie et assimilation. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) de Messali Hadj, fondé en novembre 1946, est le fer de lance du nationalisme algérien. Il s'impose grâce à son programme - l'indépendance totale -, à ses 25’000 militants aguerris par la clandestinité, et aux révoltes menées par le Parti populaire algérien — dont le MTLD est l'héritier -, dans le Constantinois, en 1945. Toutefois, l'autorité du dirigeant du MTLD est contestée par ceux, dont Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella, qui préconisent l'action immédiate pour relancer le mouvement. En octobre 1954, neuf personnalités – parmi lesquelles Aït Ahmed, Krim Belkacem, Ben Bella, Mohammed Boudiaf, qui traverseront toute la guerre – fondent le Front de libération nationale (FLN), le dotent d'une Armée de libération nationale (ALN), et fixent l'insurrection pour la Toussaint 1954.

 

Le partage du monde a favorisé :  L'opportunisme politique.


En Juin 1956. Hassi Messaoud, un lieudit dans l’immensité désertique du Sahara, est sortie de l’anonymat, La ruée vers l'Or Noir le 7 janvier 1958 ouvre les appétits. 

Mai 1958 de gaulle revient au pouvoir par un coup d'état en douceur. la France voyait dans le découverte du pétrole dans le Sahara algérien une aubaine pour affirmer son indépendance énergétique vis-à-vis des deux superpuissances de l’époque. 

     

Quand la France payait l’"impôt révolutionnaire" au FLN algérien

 

L’état français aurait accepté en 1959 de verser une sorte d’"impôt révolutionnaire" au Front de libération nationale (FLN) en échange de la promesse que les pipelines qui évacuaient les hydrocarbures du Sahara ne seraient pas sabotés.

mardi 19 octobre 2004.

La révélation en a été faite en 1983 à un jeune historien, Daniel Lefeuvre, par celui que le général de Gaulle, après s’être débarrassé du général Salan, avait chargé de mettre en œuvre le plan de Constantine pour le développement de l’Algérie, Paul Delouvrier.

"Le gaz est sorti parce que je me suis entendu pour que jamais les fellaghas ne le touchent. Et les compagnies ont arrosé suffisamment, et elles arrosaient les gens qui, après, allaient acheter des armes pour tuer des Français", raconte au soir de sa vie M. Delouvrier, dans un entretien publié dans un numéro spécial de Science et Vie consacré à "la dernière guerre des Français".

Sans être une révélation, l’information était restée cantonnée jusqu’à présent à des cénacles de spécialistes. La voici dans le domaine public. Son auteur est crédible : M. Delouvrier, aujourd’hui disparu, a laissé le souvenir d’un grand serviteur de l’Etat qui n’avait rien d’un élucubrateur. "Je ne vois pas de raison, aujourd’hui encore, de récuser son témoignage", observe son confident, l’historien Daniel Lefeuvre, aujourd’hui enseignant à Paris-VIII. D’après ses recherches, le FLN aurait utilisé une partie de l’argent pour installer une fabrique d’armes au Maroc avec l’aide de militants de l’extrême gauche française.

Mais le témoignage posthume de M. Delouvrier est unique à ce jour. Négociateur des accords d’Evian, Redha Malek juge "ridicule" la thèse d’une connivence entre l’Etat français et son adversaire d’alors. "Nous étions en guerre (...). Tout ça s’est du bla-bla, dit-il. -Les Français- voulaient garder le Sahara, ils voulaient tout garder, de là à nous donner des royalties..."

Un autre acteur essentiel de cette période est tout aussi catégorique. Président pendant près de vingt ans de la Société nationale de recherches et d’exploitation du pétrole en Algérie (SN-Repal), à qui l’on doit les découvertes d’Hassi Messaoud et d’Hassi R’Mel, Roger Goetze a apporté en 1998 un "démenti indigné" aux propos de M. Delouvrier. Mais peut-être le tribut payé au FLN transitait-il par les fonds secrets du gouvernement.  ou, Un réseau de banquiers complaisants .

Deux éléments donnent du crédit aux propos de M. Delouvrier. Le premier tient au fait que, en réalité, jamais les installations d’hydrocarbures ni les pipelines, pourtant longs de plus de 600 km, n’ont fait l’objet d’un quelconque sabotage. Le second est que nombre d’entreprises installées en Algérie acquittaient de gré ou de force l’"impôt révolutionnaire" au FLN. L’industriel Paul Berliet, par exemple, a raconté comment, avant d’agrandir son usine de camions dans la banlieue d’Alger, il avait négocié - avec le feu vert de Paris - un accord financier avec le GPRA, le gouvernement provisoire algérien.

              

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