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DES RAPATRIES D'ALGÉRIE RASSEMBLES AUTOUR DE CONCEPTS REPUBLICAINS,  DÉMOCRATIQUES, LAICS, SOCIAUX ET HUMANISTES.

 

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Commémoration 5 juillet 1962 massacre d' Oran

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Jetez un coup d' oeil  à la page " Nouveauté " de ce site web. 

Voir également le site: Http://www.pnmohican.org 

DUPERIE

  


La candidate à l'élection primaire du PS Ségolène Royal répond à la lettre ouverte de l' ARAPREM

Lettres de François Hollande et de Martine Aubry

 

Appel à l'union de toutes les associations de rapatriés, repliés, syndicats, cercles et amicales de Français d' Algérie Pieds Noirs et Harkis.

http://www.petitionduweb.com/Appel__agrave__l_Union_de_tous_les_rapatri_eacute_s_d_Algerie-8347.html 

Pour Mieux comprendre les causes du massacre d'Oran du 5 Juillet 1962

 

COMMÉMORATION DU 49° ANNIVERSAIRE DU MASSACRE D' ORAN DU 5 JUILLET 1962

 

  

 

 

Introduction :

« Contrairement à ce que l'on croit , les pieds-noirs étaient  avant 1954 , date du début de la guerre d'Algérie, majoritairement à gauche.

Toutes les opinions politiques existaient en Algérie mais la population française, essentiellement constituée de fonctionnaires et d’ouvriers, votait un peu moins à droite qu’en métropole.

Au moment de la guerre, les hommes politiques de tous bords ont tergiversé. 

Les pieds-noirs ont fait preuve d’une certaine naïveté. Ils ont cru le « je vous ai compris » de de Gaulle en 1958. 

Ils se sont sentis trahis par la droite en 1959 lorsque de Gaulle a appelé à l’autodétermination du peuple algérien. 

Un nombre assez élevé de pieds-noirs étaient membres ou proches du PCF(PCA en Algérie). Certains militants du PCF et de la SFIO ont soutenu le FLN. Une minorité de pieds-noirs, les « pieds-rouges », a choisi de ne pas quitter le pays jusqu’en 1965, après le coup d’État de Boumedienne, qui a souhaité leur départ. 

Les autres se sont souvent éloignés, par déception, de la mouvance communiste. »

« Les pieds-noirs ne se sont pas sentis bien accueillis par leurs concitoyens métropolitains et par l’État français.

La génération qui s’est repliée en France en 1962 est la même que celle qui a participé à la libération de la Provence en 1944. Elle ne s’attendait vraiment pas à un tel rejet des métropolitains qui les percevaient comme de riches propriétaires terriens. 

L’image du gros colon faisant suer le burnous a encore la peau dure. Le gros colonat a certes existé, mais il était très loin d’être majoritaire en Algérie.

 les rapatriés d’Algérie, lorsqu’ils débarquent en Provence, en 1962, leur arrivée n’est pas une partie de plaisir.

  « Les journaux à l’époque ont parlé d’une invasion de gens douteux, 

Quarante cinq ans plus tard, alors que la plupart des grands acteurs politiques, militaires et civils de cet exode ont quitté le devant de la scène, les pieds noirs font encore l’actualité.

De nombreux chercheurs s’interrogent sur leur place réelle dans la société contemporaine, sur leurs comportements politiques. Et l’on découvre une mémoire qui s’est secrètement transmise.

« Le refus d’affronter la mémoire collective galvaudée par certains historiens fait qu'il y a  la volonté de réécrire leur histoire. Celle du rapatriement, bien sûr, mais celle de la colonisation et de la décolonisation également.

 Beaucoup de Pieds Noirs veulent pourtant se démarquer de l’image du colonisateur. Autre image qui gêne : celle de l’ancien de l’OAS.   »

La volonté de De Gaulle de" tourner rapidement la page "« La brutalité de l’exil des pieds-noirs, pendant l’été 1962, tout comme les massacres de harkis, sont fondamentaux pour comprendre. 

Redécouvrir les pieds noirs, c’est décloisonner l’une des mémoires collectives qui s’est transmise presque secrètement pendant quarante ans.

 « On parle beaucoup des fils de harki. C’est parce que leurs pères ont été muselés, oubliés, qu’ils doivent aujourd’hui mener au grand jour un combat pour leur reconnaissance.

 Pour les pieds noirs, c’est l’inverse. Ce sont les pères qui se sont battus. Les fils n’ont pas vraiment de luttes à poursuivre ».

 « C’est clairement un cliché d’affirmer que les pieds-noirs votent massivement pour le Front National. 

Certains ne comprennent pas pourquoi les algériens veulent maintenant vivre en métropole après avoir voulu leur indépendance, ce qui a provoqué le départ des Français d’Algérie. 

Mais la grande majorité d’entre eux ne sont pas racistes, sont opposés au FN, attachés aux valeurs républicaines et hostiles à toute forme de fascisme. 

Le vote de reconnaissance a bénéficié à ceux qui ont su les accueillir, parfois même aux communistes. une mairie PCF (Échirolles) qui elle aussi a su gérer correctement leur arrivée. 

 Ils votent en fonction de leur appartenance sociologique, Il n’y a donc pas que des pieds-noirs qui votent pour le FN, loin de là ! Quant à leurs enfants, leur positionnement politique est désormais assez comparable à celui des Français. 

On observe qu’ils sont nombreux à se rapprocher des partis de gauche. » 

Plus qu’un vote d’extrême droite, il s’agissait surtout d’un vote sanction à l’égard de de Gaulle. 

Plus globalement, durant ces années, ils sont passés majoritairement à droite, se sentant rejetés par la gauche prompte à les assimiler au colonialisme. »

« Vis-à-vis de la politique, les pieds-noirs sont tiraillés entre deux attitudes : ils s’en méfient, comme l’ensemble des Français et aussi parce qu’ils ont toujours le sentiment de ne pas avoir été compris par les élus de tous bords, mais ils se souviennent aussi que tout s’est joué sur le terrain politique en Algérie.

 Ils participent donc aux consultations électorales « pour ne plus se faire avoir ». »

« Aujourd’hui, ils ne forment plus véritablement une communauté.

La plupart des pieds-noirs ont retrouvé au prix de nombreux efforts la position sociale qui était la leur avant 1962 même si, lors de l’arrivée en métropole, ils ont perdu un temps leurs emplois et leurs repères. Il n’y a pas eu, véritablement, de déclassement social.»

 

Extraits Le Monde, 30 juin 2002  Benjamin Stora, Jean Jacques Jordi, entretien avec Emmanuelle Comtat doctorante (LE RAVI octobre 2004).

                                         

Petit à petit les pieds noirs ont construit une mémoire hors-sol, abreuvée par une édition abondante de photos, de récits, de souvenirs " " on se demandait quel avenir on donnerait à nos enfants". Au début, on était déprimé. Plutôt que de se laisser aller, on a choisi de travailler, de se retrousser les manches, nous n'avons pas voulu leur transmettre le désespoir, et surtout pas de haine.

On n'a jamais donné la parole aux Pieds noirs, si ce n'est pour les stigmatiser à travers des slogans, en les jugeant collectivement responsable et coupable.

 

En Algérie, la proclamation du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, marque la fin de la guerre dans les mots, mais c’est le début d’un déchaînement de violence qui va déferler jusqu’en juillet.

 

Remarques : 

Les multiples résurgences de la mémoire coloniale dans le débat public français des années 2000, en particulier depuis 2005, n’ont pas manqué de susciter de fort vives réactions. Qu’il s’agisse de la reconnaissance de l’esclavage dans les premières colonies françaises comme crime contre l’humanité (loi Taubira de mai 2001), des revendications répétées des anciens harkis et de leurs enfants, de l’« Appel des indigènes de la République » (janvier 2005), de la loi du 23 février 2005 reconnaissant le « rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » ou de la réaffirmation bruyante des nostalgiques extrémistes de l’Algérie française, les motifs de réactions n’ont pas manqué.

Avec des points de vue souvent contrastés, les historiens ont tenu à réaffirmer leur propre rôle - et ses limites - dans ces débats (Gilles Manceron).

Parce que l'air du temps était à l'anti - colonialisme, à la repentance , à l'auto flagellation, et que de repentances, en reniements de notre histoire la France ne savait plus où elle allait. 

La présidence Chirac ayant entamé le processus contesté de la repentance. les insultes du président Algérien Bouteflika en visite officielle en France à l'encontre de nos compatriotes les Harkis a scandalisé l'opinion publique Française. La surenchère électoraliste du parti socialiste sous la pression du lobbying FLNiste a incité les PN de gauche a s'élever contre la terreur des biens pensants des philosophiquement corrects, à exercer leur droits de " citoyenneté et du libre-arbitre".

Lassé par ce climat de culpabilisation les pieds noirs et les harkis toutes appartenances politiques confondues ont réagi en répliquant par des oeuvres de mémoires. (scénario du téléfilm « Harki »de Dalila Kerchouche co-rédigé avec Arnaud Malherbe. téléfilm de gilles Perez : Les Pieds Noirs, Histoires d'une blessure.

  

il aura fallu attendre 40 ans pour que la presse commence à remettre en question les clichés et les amalgames que certains s'employaient à faire valoir comme certitudes de l'histoire, (Pieds noirs= Colons=OAS, et Harkis=traites=Collabos) et a s' intéresser au sort qui a été celui des rapatriés d' Algérie, aux pieds noirs et aux harkis.

Parce que l'Histoire a besoin de mémoires, et, que les mémoires sans histoire ne peuvent satisfaire la juste vérité, C’est avec lucidité qu’il nous faut regarder l’histoire, et rechercher, ce que les historiens ont oubliés d’écrire.

Parce que l' histoire s' écrit à partir de faits et que la compréhension de ces faits se fait à partir de témoignages (la Shoa) 

 Il n'y a pas d'Histoire avec un H majuscule; il n'y a que des historiens.

Un historien est une personne qui étudie ou communique sur l’histoire. Il a pour tâche de rapporter des faits passés, de les catégoriser, puis d'en proposer une interprétation équilibrée et justifiée par des sources, sous le contrôle de l'opinion publique[1]. (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Historien). L’historien est enfin un écrivain, parfois romancier de l'histoire.

Aussi lorsque certains prétendent que :

"La mémoire a essentiellement pour fonction de souder un groupe autour d'événements vécus et de représentations collectives, c’est la raison pour laquelle la mémoire est sélective et tend toujours à privilégier les données qui renforcent la cohésion des groupes. En ce sens, la mémoire participe du vivant, mais cette nécessité ne saurait se confondre avec le travail de l’analyse historique, qui relève de l’exercice de la citoyenneté et du libre-arbitre

Histoire et mémoire ne sauraient se confondre, parce qu’elles n’ont pas le même objet. Les mémoires, aussi respectables et souffrantes qu’elles puissent être, sont pour l’historien au premier chef des documents historiques ; en aucun cas, elles ne peuvent prétendre se substituer à la vérité historique" (F.Abecassis) Extraits correspondances colloque de Lyon 20-22 juin 2006.

Ainsi, certains historiens refusent de " soumettre l'histoire à la mémoire ".

Hors en ce qui concernent la guerre d'Algérie, Toutes les archives Française ne sont pas accessibles, elles le seront en 2060, quand aux archives Algériennes soit elles ont été détruites ou sont disparues, et probablement, si la nature du régime politique algérien ne change pas, elles ne seront jamais consultables. Pourquoi donc refuser cette mémoire là, alors que ces mêmes historiens ne la contestent pas lorsqu'il s'agit d'autres faits historiques.

Certains historiens conscient de cette difficulté l'exprime dans leurs écrits :

"le devoir qu’ont les historiens de refuser de croire aveuglément les idées reçues, et de ne rien affirmer sans en avoir vérifié l’exactitude". Refusant la dictature du « on dit » et du « chacun sait que :

En effet, les historiens français ont eu trop tendance à croire qu’ils devaient "balayer devant leur porte", c’est-à-dire chercher à mettre au jour les fautes de leurs compatriotes, et laisser leurs collègues algériens faire de même de leur côté. Mais cette apparente symétrie n’était pas vraiment réalisée, dans la mesure où les historiens algériens n’étaient pas libres de contester ouvertement les dogmes officiels de leur État. De ce fait, les vaincus de la guerre d’Algérie persistaient dans leur impression que les prétendus historiens manquaient gravement à l’objectivité dont ils se réclamaient en évitant soigneusement certains sujets. Les historiens dont il s’agit croient sans doute que la disparition de la génération des dirigeants issus de la guerre d’indépendance mettra fin à la domination de la mémoire officielle sur l’histoire de l’Algérie, mais c’est un pari audacieux sur l’avenir que rien n’est venu confirmer jusqu’à présent, bien au contraire.

Et si les Algériens ne sont pas encore libres de tout dire, il nous appartient au moins à nous de tout dire, pour nous et pour eux.

La guerre d'Algèrie a été une triple guerre : Franco/Française, Franco/Algérienne et Algèro/Algérienne.

(Guy Pervillé, Professeur d’histoire contemporaine à l’ Université de Toulouse - Le Mirail (France). Travaux de recherches et de publications.. concernant la COLONISATION et la DECOLONISATION de l’empire colonial français, et tout particulièrement celles de l’Algérie. http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=27 

                    http://www.clionautes.org/spip.php?article2236 

C’est l’homme qui fait l’histoire, mais, sans histoire l’homme ne serait rien.

Les Pieds noirs ont été les victimes d'une décolonisation mal préparée, quand à nos compatriotes les Harkis Ils ont été marginalisés, frappés d’ostracisme, victimes du racisme, comme si la France les reniait, en avait honte, après les avoir utilisés."

Les accords d'Évian signés le 18 mars 1962 prévoient que :

« L’État algérien souscrira sans réserve à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et fondera ses institutions sur les principes démocratiques et sur l’égalité des droits politiques entre tous les citoyens sans discrimination de race, d’origine ou de religion. Il appliquera, notamment, les garanties reconnues aux citoyens de statut civil français. »
    — Accords d'Évian, chapitre II, partie A, article 1

« Nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque en raison :

bulletd’opinions émises à l’occasion des événements survenus en Algérie avant le jour du scrutin d’autodétermination ;
bulletd’actes commis à l’occasion des mêmes événements avant le jour de la proclamation du cessez-le-feu.
bulletAucun Algérien ne pourra être contraint de quitter le territoire algérien ni empêché d’en sortir. »
    — Chapitre II, partie A, article 2

Les accords d’Évian ne prévoient aucune disposition particulière quant à la protection ou l’avenir des loyalistes et de leurs familles, qu’ils soient Pieds-noirs, Juifs séfarades ou harkis, mais incluent une amnistie pour les actes effectués et les opinions émises avant l’indépendance. La loi française du 23 février 2005, dans son article 2 dénoncera le non-respect des accords d’Évian qui prévoyaient pour le futur gouvernement algérien d’assurer la sécurité des harkis. Cet article de la loi ne sera pas critiqué par le président algérien Bouteflika. Le FLN prétendra qu’il ne s’agissait que d’une « déclaration » qui ne l’engageait pas. Ce qui, d’après des associations de rapatriés, donnera tout son sens au slogan de certains nationalistes algériens : « La valise ou le cercueil »[2].    http://fr.wikipedia.org/wiki/Harki 

La France leur a menti, les a trahi, et, les a abandonné, les a livré à leurs bourreaux.

Le devoir d'une Nation c'est de protéger tous ses citoyens, L'honneur d'une Armée c'est de récupérer tous ses soldats.

  http://pagesperso-orange.fr/pnmohican/harkis.htm  

L' ARAPREM demande la réouverture de toutes les archives, y comprises les minutes des conseils des Ministres de l'époque, ainsi que la création d'une commission d'enquête parlementaire droite / gauche genre Outreau. 

 A notre avis seul espace pour un débat historique serein. 

 

                            Commentaires        

                       
 
Ils voulaient (les musulmans)  être Français,  la France n'en a   pas voulu dans la mesure ou il n'y a pas eu de décret de naturalisation Française comme cela fut le cas pour les juifs d' Algérie en 1870 (décret Crémieux) ou pour les immigrés en 1889. Seuls 20.000 musulmans bénéficièrent de la nationalité Française après la guerre de 1914/1918.


La Naturalisation supposant l'abandon du statut coranique, ce que refusèrent les oulémas (religieux musulmans)
 


  L'après guerre, la division du monde en deux blocs, Le          panarabisme de Gamal Abdel Nasser inspire les nationalistes dans tout le monde arabe. 

L'apport de la colonie algérienne à l'économie nationale, longtemps limité à une agriculture commerciale dynamique, s'est transformé grâce aux découvertes de pétrole et de gaz qui se multiplient après 1951.

 En Juin 1956. Hassi Messaoud, un lieudit dans l’immensité désertique du Sahara, est sortie de l’anonymat, la ruée vers l'Or Noir le 7 janvier 1958 ouvre les appétits. 

Le dogme islamiste du FLN était de chasser le Gaouri (non musulman) d'Algérie.

 
 Massacre des travailleurs de la mine d' El   Halia le 20 août 1955

Le 20 août 1955, « une date terrible, une date inoubliable » dira Yves Courrières.
 
L'horreur des massacres perpétrés par le FLN à l'encontre des populations civiles européennes dés 1954 a créé un sentiment d'insécurité, et de méfiance à l'égard des musulmans.


 le 28 mai 1957, dans le village de Melouza en Kabylie. La cible du FLN, ce n'est plus les Européens cette fois, mais ses propres frères musulmans. (MNA) 


LE POUVOIR FLN a ne pas confondre avec le peuple algérien,
a utilisé la terreur, la barbarie pour arriver a ses fins, et, instaurer le parti unique,( éliminant physiquement certains dirigeants du MNA (Mouvement National Algérien),

28 mai 1957. Le F.L.N. massacre la population du village de Melouza (petite Kabylie) favorable au MNA (300 morts).

et, parfois même tous ceux qui dans leurs propres rangs ne partageaient pas les méthodes utilisées, ou bien, simplement faisaient ombrage à quelques dirigeants fanatiques. 

 


La répression sanglante et aveugle de l'armée Française, la torture a favorisé le ralliement d'une certaine frange de la population musulmane au FLN.   
  
 L'instabilité constitutionnelle de la    IV° République a agi sur le moral des troupes.  Devant l'incapacité du gouvernement de la France à gérer  la crise algérienne les généraux se révoltent.

Les généraux sont manipulés, abusés par les réseaux secrets gaulliste. Ce qui permet au général de gaulle de faire un coup d'état en douceur. 


Mai 1958, le général de Gaulle revient au pouvoir par un coup d'état en douceur. La France voyait dans la découverte du pétrole dans le Sahara algérien une aubaine pour affirmer son indépendance énergétique vis-à-vis des deux superpuissances de l’époque. 


  Mai 1958 , c'est un grand élan de fraternisation avec les populations musulmanes, les femmes musulmanes veulent s'émanciper, elles brûlent leurs voiles sur la place du gouvernement à Alger. 
  
Une immense espérance a changé ce peuple, la fraternisation signifiait intégration l'égalité des droits entre Français et musulmans mais aussi entre français de France et français d'Algérie   
 

Le "je vous ai compris" de de Gaulle. "La FRANCE de Dunkerque à Tamanrasset" confortait les Pieds noirs dans leurs  sentiments  qu’avec LE GENERAL DE GAULLE  le libérateur de la France, tout allait changer.
 
 Ce délire et cette volonté d'avoir à partager un destin commun au sein de la république Française  procure l'illusion du possible..


Le revirement de de Gaulle en 1959 jette le trouble et participe à l'émergence de l'OAS.
 L 'action de l'OAS en 1961  a définitivement engendré le cycle de la violence et de la haine. 

Les négociations d’Evian seront dures après que De Gaulle eut affiché sa volonté de garder le Sahara dans le giron français pour des raisons que l'on connait, le pétrole, mais aussi, poursuivre les essais nucléaires et avoir ainsi "sa bombe atomique".

Les accords d'EVIAN, le cessez le feu du19 Mars 1962 radicalise les populations. 
Le bras de fer engagé par de gaulle contre l'OAS aboutit au traquenard de la fusillade de la rue d'Isly à Alger le 26 mars 1962. Le bilan officiel est de 46 morts et 150 blessés, mais beaucoup de blessés meurent à l'hôpital.
« Les responsabilités de ce drame atroce sont partagées.
 
Les musulmans non engagés rallient en masse le FLN, ils sont appelés péjorativement "les marsiens" et concourent aux exactions commises à l'encontre des populations civiles européennes.


Le parti communiste algérien est déserté par certains camarades musulmans qui par opportunisme rejoignent le FLN.




Enlèvements et massacres d' innocentes victimes civiles se succèdent en Algérie.
 Attentas odieux (poseuses de bombes) dans les lieux publics visant la population civile, s'en prenant aux femmes et aux enfants.


Les dérives de l'OAS,  son combat Franco/Français a causé  de nombreuses victimes musulmanes et d' européens qui ne partageaient pas la même vision de l'Algérie Française, ses querelles internes (tentative d'attentas contre le général Salan), son incapacité à se transformer en un mouvement national autonome amplifie l'exode et l'exil des européens .
 
Le racisme de de Gaulle favorisera l'Abandon des Harkis et de leurs familles.

La précipitation de la France à brader l'Algérie engendrera des conflits entre le GPRA et l'ALN des frontières qui se combattront violemment faisant plus de 1 million de victimes musulmanes et occasionnera 3 jours après  l'indépendance, le 5 juillet 1962 à Oran les massacres de civils européens ayant choisi de vivre en Algérie. 
      350 victimes et disparus selon les données gouvernementales, 700 selon certains historiens algériens (Karim Rouina, gilbert Meynier, colloque de Lyon 20-22 juin 2006), environ 3.000 selon les associations de PN. 1500 selon la croix rouge internationale.


Citations de Gaston Monnerville :" La vision de De Gaulle n'était pas tellement lucide".

 


Le PCA sera interdit en Algérie après l'indépendance. C
ertains (Pieds rouges) refusèrent de retourner en Algérie, ils avaient assez donné. D’autres y retournèrent dès l’automne et s’impliquèrent dans le développement de l’économie algérienne. Cependant, la chasse aux communistes, l’arabisation de l’enseignement, les discriminations raciales (chacun son tour), eurent vite raison de ces idéalistes.

 

 


La Liberté, la révolution Algérienne a été confisqué.  
Un pays de plus en plus riche (hydrocarbures) un peuple de plus en plus pauvre. Immigration massive vers l'ancien pays colonisateur la France.

 


Ceux qui se réclament aujourd'hui islamistes ne sont que des dissidents du FLN ni plus ni moins.
 Écartés du pouvoir, ils tentent de le reprendre en réitérant les mêmes procédés  pour terroriser la population et la faire basculer dans leur camp.

Un système a remplacé un autre système aussi arbitraire, aussi, injuste l’un que l’autre.

 
La dictature FLN s’est accaparé du pouvoir et spoliés les biens des européens, instituant la corruption, le bacchiche, l’oppression.  


L’option de l’Algérie sans les européens a privé le peuple Algérien du développement économique et sociale que celui-ci espérait.


  L'islamisme menace.

 

LE MOT DU PRÉSIDENT 

 

On passe de la mémoire à l'histoire. Chacun a sa vérité, chacun a ses contraintes idéologiques, philosophiques, politiques, nationales. Les points de vue sont souvent contrastés voir opposés. 

On oppose le bon droit des uns, les droits de l'homme, le droit des peuples à disposer d'eux mêmes, le droit de vouloir vivre libre en oubliant simplement le droit naturel que chacun peut exiger, justifiant la force brutale de l'idéologie ou du fanatisme sans tenir compte de la morale, de l'honneur, du coeur, de la raison. Selon Benjamin Stora: on ne peut pas «séparer le processus de l’écriture de l’histoire des mouvements sociaux»???.

Si les historiens ont tenu à réaffirmer leur propre rôle - et ses limites - dans ces débats c'est parce que souvent il n'y a pas de dialogue parce certains sont figés dans leurs concepts passéistes, dogmatiques, idéologiques, au nom de valeurs pour certaines dites universelles, humanistes, patriotiques, citoyennes et engagées. 

D'autres, se reconnaissent entre eux selon des Maîtres à penser ou Philosophes. Ils établissent un ordre hiérarchique de référence ou sensibilité idéologique qu'ils répercutent en cascades, afin, de faire croire que ce qui a été écrit et dit est la vérité parce qu'étant celle du plus grand nombre. Ainsi, écrire  l'histoire c'est vouloir imposer son mode de pensée, l'idéologie qui nous anime, l'ambition qui nous motive, c'est de déterminer la conception de son avenir au sein d'une nation.

Les uns et les autres se sont accommodés d' entorses à la règle et sont pris au piège de leurs engagements et comme ils ne veulent pas se déjuger pour ne pas être jugés,  ils n'acceptent pas l'évidence 45 ans après du beau gâchis dans lequel il ne se seraient pas engagés s'ils avaient su. 

Cela est vrai de part et d'autre. 

Sans langue de bois dans un esprit d'ouverture et non de fermeture en évitant de souffler sur la braise encore chaude. il faut Pourtant  admettre qu'il y a eu des erreurs et des fautes dont sont toujours victimes les populations, et, à un moment donné, le reconnaître sans aucune justification quelque elle puisse être peut  participer à l'apaisement nécessaire de la réconciliation.

Si histoire et mémoire ne sauraient se confondre, parce qu’elles n’ont pas le même objet (ce qui n'est pas mon avis, car, il y a les histoire officielles , qui elles s'appuient sur des faits historiques avec des interprétations divergentes et l'histoire orale transmise par les peuples, les témoignages). 

(et, à mon avis), Pour peu que les historiens ne soient que des historiens romanciers de l'histoire qui écrivent l'Histoire comme on écrit un roman ou comme l'on raconte des histoires, mais au contraire de vrais chercheurs le prouvant à partir de vraies archives consultables par tous les autres.

 (voir http://membres..lycos.fr/badjadja/ controverses entre archivistes et historiens).

 d'où l'utilité d'une commission d'enquête parlementaire droite gauche genre Outreau.

L'ARAPREM milite pour une histoire apaisée sans repentance ni amnésie. 

Citoyen engagé, Partageant les valeurs humanistes je me réjouis de constater une certaine évolution vers davantage d'humanité et d'équité, comme si l'histoire avait besoin de s'affiner.

Claude Garcia Président de l' ARAPREM 

Selon Benjamin Stora, «ce n’est qu’en 1980 qu’il y a eu le réveil de l’autre mémoire, tirée par la communauté des Beurs» ou ce qu’il appelle «les partisans de la nostalgérie». Notre analyse est différente, nous pensons que les difficultés intérieures du régime Algérien a exporté cela avec l'immigration maghrébine de plus en plus massive dans l'ancienne puissance coloniale.(un chapitre et un forum sera consacré à ce point de vue).

 

Création du site le 20 Octobre 2008